đŸ‡«đŸ‡· Rouen : Plusieurs policiers en arrĂȘt-maladie et sous traitement suite Ă  l’incendie de l’usine Lubrizol

© Twitter RemyBuisine

Suite Ă  l’impressionnant incendie dans l’usine LUBRIZOL classĂ©e « SEVESO » Ă  Rouen dans la nuit du 25 au 26 septembre, un gigantesque nuage noir s’est rĂ©pandu dans l’atmosphĂšre. Depuis, les autoritĂ©s politiques et sanitaires semblent indiquer qu’il n’y aucun risque grave de pollution et de mise en danger de la santĂ© des citoyens.

Ce lundi 30 septembre, Elisabeth Borne, Ministre de la transition Ă©cologique et solidaire, dĂ©clarait se « fĂ©liciter de l’absence de blessĂ©s graves » et prĂ©cisait, malgrĂ© « une odeur trĂšs dĂ©rangeante, qu’il n’y avait « pas de problĂšme sanitaire »

Cependant, plusieurs policiers affectĂ©s Ă  la brigade de nuit et Ă  la compagnie dĂ©partementale d’intervention de Rouen, primo-intervenants sur l’incendie dĂšs 2h30 du matin, sont actuellement en arrĂȘt maladie pour des nausĂ©es, vomissements et vertiges. Deux d’entre eux sont actuellement en traitement jusqu’au 8 octobre. dĂ©clare le syndicat le Police CFDT.

De mĂȘme concernant plusieurs policiers des compagnies rĂ©publicaines de sĂ©curitĂ©, notamment la CRS 3, venus assurer une sĂ©curisation et une protection Ă  partir de 11h du matin sur le site, ont dĂ©veloppĂ© depuis plusieurs symptĂŽmes qui ont conduit la Direction Centrale des CRS Ă  dĂ©clencher une procĂ©dure de contrĂŽle en lien avec la mĂ©decine de prĂ©vention. Les policiers devraient subir des analyses sanguines dans la journĂ©e.

Le syndicat se dit particuliĂšrement inquiet sur l’état de santĂ© de ses collĂšgues. « Si des CRS, intervenants plus de 8 heures aprĂšs le dĂ©but de l’incendie prĂ©sente des signes d’intoxication et peut ĂȘtre plus, que dire de ceux qui sont intervenus depuis le dĂ©but ? » D’ailleurs, selon les informations du syndicat, le principe de prĂ©caution aurait conduit le directeur du CODIS (Centre opĂ©rationnel dĂ©partemental d’incendie et de secours) Ă  donner la consigne aux pompiers intervenants de brĂ»ler leur tenue. « Qu’en est-il pour la tenue des policiers ? » s’interroge le syndicat.

Ce dernier attend du MinistĂšre de l’IntĂ©rieur que l’état de santĂ© des policiers soit rapidement communiquĂ© et que tout doute soit levĂ© sur la gravitĂ© potentielle de la pollution provoquĂ©e par l’incendie. Il demande Ă©galement au MinistĂšre de l’IntĂ©rieur de faire procĂ©der Ă  un examen mĂ©dical de tous les effectifs.