đź”´ [VIDÉO] DĂ©cès de CĂ©dric Chouviat : L’avocat des policiers donne la version des faits des forces de l’ordre

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L’avocat des policiers impliquĂ©s dans l’interpellation de CĂ©dric Chouviat, dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’hĂ´pital, a livrĂ© la version des faits des fonctionnaires lors d’une confĂ©rence de presse.

Comme l’Ă©voque le conseil des forces de l’ordre, « Cette affaire est d’abord une Ă©pouvantable tragĂ©die pour la famille de Monsieur Chouviat (…) C’est Ă©galement une tragĂ©die pour les quatre fonctionnaires qui sont très meurtris par la mort de Monsieur Chouviat ». Comme le relate Actu17, l’avocat a ensuite donnĂ© la version des faits des policiers. « Tout commence Ă  un feu de circulation oĂą l’équipage de Police Secours est en mission classique de sĂ©curisation de l’arrondissement. Il voit passer un individu Ă  scooter avec un tĂ©lĂ©phone portable Ă  la main. L’un des policiers baisse sa vitre et crie au conducteur du scooter « tĂ©lĂ©phone ! ». Le conducteur rĂ©pond par un geste mĂ©prisant Ă  l’égard des policiers. Ceux-ci dĂ©cident de contrĂ´ler le conducteur et se portent Ă  son niveau ».

« Le conducteur s’arrête. Dès le début du contrôle, Monsieur Chouviat adopte une attitude de provocations verbale et physique avec une multiplication d’avancées vers l’un ou l’autre des policiers en hurlant « violence policière ! » quand l’un des policiers le remet à distance de sécurité, c’est-à-dire à un mètre de leur personne », ajoute-t-il.

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« Les policiers ont gardé leur calme pendant la dizaine de minutes que dure ce contrôle. À l’issue de ce contrôle, ils redonnent à Monsieur Chouviat ses papiers d’identité et l’informent qu’il va être verbalisé à cause du téléphone (qu’il portait à la main), et qu’il recevra le procès-verbal. Les policiers remontent dans leur voiture », raconte Me Thibault de Montbrial. « À ce moment-là, Monsieur Chouviat revient au contact de la voiture de police, du côté du conducteur. Il commet un nouvel outrage envers l’équipage qui décide de l’interpeller. Il résiste et se rebelle. Les policiers engagés ce matin-là sont moins costauds que Monsieur Chouviat et peinent à le maîtriser. »

« Une mêlée se constitue avec Monsieur Chouviat et les policiers et cette mêlée chute sur la voie de circulation. Il est ramené sur le côté pour assurer sa sécurité et celle des policiers. Même au sol, Monsieur Chouviat ne se laisse pas menotter et continue de se débattre », poursuit le conseil des policiers, qui estime que les fonctionnaires ont fait usage de la force nécessaire. « À ce stade, j’arrête mes explications. L’enquête établira si oui ou non des fautes ont été commises. Mais selon les éléments transmis par les policiers eux-mêmes, il ne me semble pas que la proportionnalité de la force que la police est en droit d’utiliser ait été dépassée ».