đź”´ Quand l’administration pĂ©nitentiaire n’arrive pas Ă  se dĂ©barrasser de ses surveillants et aumĂ´niers islamistes

Selon l’administration pĂ©nitentiaire, une dizaine de ses agents a Ă©tĂ© repĂ©rĂ© comme des surveillants de prison radicalisĂ©s islamiques, les syndicats avancent d’autres chiffres, selon eux, ils seraient entre trente et trente-cinq.

Plusieurs cas tĂ©moignent de la difficultĂ© de l’administration pĂ©nitentiaire d’exfiltrer des personnels jugĂ©s Ă  risque. On se souvient des « barbus des Baumettes » qui avaient tentĂ© de se regrouper Ă  l’Ă©tablissement spĂ©cialisĂ© pour mineur (EPM) de Lavaur l’Ă©tĂ© dernier ou alors de ce surveillant en poste Ă  la « souricière » du palais de justice de Paris qui avait Ă©tĂ© exfiltrĂ© en urgence Ă  la demande des chefs de juridiction. Comme le relate Le Figaro, l’Administration pĂ©nitentiaire, commence Ă  systĂ©matiser sa politique de contrĂ´le.

Notamment en matière de recrutement. «Trop souvent, nous avions les informations alors que les personnels avaient dĂ©jĂ  leur contrat en main. Il devenait alors quasiment impossible de les exfiltrer », souligne ce très bon connaisseur du dossier. Au sein de la cellule de recrutement, un agent est dĂ©sormais spĂ©cialement dĂ©diĂ© pour passer les recrues au moment de leur Ă©preuve orale au crible des diffĂ©rents fichiers du ministère de l’IntĂ©rieur. «Mais ce n’est pas systĂ©matique car les candidats sont trop nombreux et l’Administration pĂ©nitentiaire sait que« l’IntĂ©rieur »doit aussi passer au crible tous ceux qui postulent pour ĂŞtre policiers ou travailler dans l’armĂ©e. Car comme le prĂ©cise le quotidien, en l’absence de faute de service, mĂŞme les muter est compliquĂ© voir impossible.

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Une autre problĂ©matique pour l’administration pĂ©nitentiaire, les aumĂ´neries musulmanes sont soumises au manque de candidats et Ă  un turnover record. Comme l’explique un bon connaisseur du dossier dans LibĂ©ration, « Chaque annĂ©e, nous avons des cas d’aumĂ´niers qui franchissent la ligne rouge ». On se souvient de ce cas au centre pĂ©nitentiaire de Borgo oĂą l’aumĂ´nier avait Ă©tĂ© rĂ©intĂ©grĂ© faute de preuves.