🇫🇷 Toulouse : Le combat d’une jeune femme dont les meurtriers de son père s’affichent en prison sur les rĂ©seaux sociaux

La vie de cette jeune femme et de sa famille a basculé le 18 Juillet 2019, ce jour-là son père est assassiné au domicile familial. Quatre individus ont été condamnés pour ce meurtre.

Lors d’une soirĂ©e, quatre hommes d’une vingtaine d’annĂ©es effectuent d’abord trois braquages dans des hĂ´tels toulousains, avant de se rendre Ă  la villa familiale, oĂą vivent Mathilde, sa sĹ“ur, son frère et ses parents. Comme le relate Actu.fr, sur place, CĂ©dric Z. qui connaĂ®t la sĹ“ur de Mathilde, indique Ă  ses comparses que la maison devrait ĂŞtre vide ; JĂ©remie D., boxeur connu Ă  Toulouse et propriĂ©taire de la voiture dans laquelle le quatuor surgit ; Samuel R., ami toulousain des deux premiers ; et JĂ©rĂ©my B., dĂ©barquĂ© le soir mĂŞme de banlieue parisienne, pour se mettre au vert suite Ă  un braquage.  Alors que les quatre hommes arrivent sur place, le cambriolage ne se passe pas comme prĂ©vu. La famille est lĂ . Trois d’entre eux cassent les vitres, alors que CĂ©dric Z. fait le guet Ă  la voiture. Le père de famille tombe nez Ă  nez avec eux. Il est tuĂ© de six coups de couteau, alors que sa famille est dans la maison. Au final, JĂ©rĂ©my B. est condamnĂ© Ă  perpĂ©tuitĂ©, pour avoir assĂ©nĂ© les coups, ses trois complices Ă©copent de 20 ans de rĂ©clusion chacun.

En septembre 2019, convoquĂ©e au commissariat concernant une permission de sortie que sollicite JĂ©rĂ©mie D., dĂ©tenu au centre de dĂ©tention d’Eysses, Mathilde fouille sur internet et tombe sur le compte Instagram de CĂ©dric Z., lui aussi dĂ©tenu Ă  Eysses. Comme l’explique la jeune femme au journaliste d’Actu.Fr, Maxime Noix, « On s’est rendu compte qu’il avait obtenu plusieurs permissions de sorties. Sur son compte Instagram, il publie depuis dĂ©but 2019 des photos Ă  l’extĂ©rieur de la prison. En juillet, il Ă©tait Ă  Cordes-sur-Ciel (Tarn). J’aurais pu me retrouver nez Ă  nez avec lui. Depuis janvier 2019, il est sorti au moins cinq fois ». « Il se vante d’avoir des nouvelles baskets de marque, alors qu’il n’a toujours pas payĂ© ce qu’il nous doit en tant que victimes. Pendant un temps, il publiait des stories au quotidien. Une fois, il se trouve mĂŞme dans un club, alors qu’il n’a pas le droit d’accĂ©der aux dĂ©bits de boissons. J’ai fait remonter cela au service du greffe de la prison. Ils font ce qu’ils peuvent. Il ne publie plus au quotidien, mais son compte est toujours actif. Il ne se cache mĂŞme pas, alors que c’est interdit d’avoir un tĂ©lĂ©phone en prison ».

Mathilde, âgée maintenant de 28 ans exprime son dégoût mais aussi sa peur,  « Ils ont tué mon père, sont condamnés à 20 ans de prison… Dix ans après, ils vivent une vie normale, et s’exhibent sur les réseaux. Deux d’entre eux ont eu des enfants, alors qu’ils étaient incarcérés. Je trouve cela injuste. Je pense que leurs comptes devraient être supprimés ». « Quand je vois qu’une personne condamnée pour avoir tué mon père est en liberté, ça me fait froid dans le dos. J’ai acheté des barres pour renforcer la porte chez moi. J’ai une fille maintenant, je suis horrifiée à l’idée qu’on pourrait tomber sur lui par hasard. »

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