🇫🇷 Paris : La mission de sĂ©curisation des CRS se transforme en opĂ©ration de secours pour sauver la vie d’une femme de 19 ans

© Sicom-urgence.fr

Les hommes de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) 48, basée dans le Puy-de-Dôme, se souviendront longtemps de leur mission de sécurisation dans le nord-est de la capitale, à la porte de la Chapelle, ce week-end.

Le capitaine de la CRS explique dans Le Parisien, « A 3 h 25, nous avons entendu des cris qui venaient de l’hĂ´tel Ibis, situĂ© de l’autre cĂ´tĂ© du pĂ©riphĂ©rique. On a d’abord cru Ă  une bagarre. Ça arrive dans ce coin. » Mais le policier va vite se rendre compte de la situation. Une jeune femme a enjambĂ© la fenĂŞtre de sa chambre d’hĂ´tel qui se situe au deuxième Ă©tage du bâtiment. Elle est en pyjama et est en pleurs. Le capitaine va tenter de la dissuader de sauter pendant que l’un de ses collègues se prĂ©cipite vers la chambre. le fonctionnaire est accueilli par le concubin de la jeune fille, en panique, qui porte un bĂ©bĂ© de 9 mois dans les bras. Le capitaine explique au journal de la capitale, « Mon collègue s’est ruĂ© Ă  la fenĂŞtre et a rĂ©ussi Ă  attraper un bras de la jeune fille. Je l’ai rejoint et j’ai attrapĂ© l’autre bras. Mais, comme elle Ă©tait en pyjama, nous n’avions pas de prise. Elle a glissĂ© et s’est retrouvĂ©e une jambe dans le vide ». L’arrivĂ©e d’un troisième policier permettra de hisser et et de mettre en sĂ©curitĂ© la jeune suicidaire.

Ă€ Lire :  🇫🇷 PyrĂ©nĂ©es-Orientales : Un homme se prĂ©sente Ă  la gendarmerie et annonce avoir tuĂ© quatre personnes

La jeune femme va expliquer Ă  ceux qui lui ont sauvĂ© la vie que sa mère l’a chassĂ© du domicile familial une semaine plus tĂ´t et qu’elle vit depuis dans cet hĂ´tel avec son copain et leur enfant. Les policiers vont Ă©galement apprendre qu’ils n’ont pas sauvĂ© une mais deux personnes, en effet la jeune femme est enceinte de 5 mois. Elle a Ă©tĂ© prise en charge par les pompiers et conduite Ă  l’hĂ´pital. MarquĂ© par par cette intervention, le capitaine explique au journaliste Benoit Hasse, « Ça n’a pas l’air facile pour eux. Mais on voit qu’ils s’aiment. Dans leur chambre d’hĂ´tel, il y avait un bouquet de roses rouges, sans doute offert pour la Saint-Valentin, dans une bouteille plastique coupĂ©e en deux en guise de vase. »