đź”´ Coronavirus : le gouvernement autorise la prescription de chloroquine en traitement du Covid-19

Illustration Pixabuy

Le directeur de l’Institut MĂ©diterranĂ©e Infection basĂ© Ă  Marseille, le Pr. Raoult, a donnĂ© cette information sur Tweeter.

« Dans le cadre de l’urgence sanitaire, l’hydroxychloroquine peut ĂŞtre prescrite en traitement du COVID-19. Merci Ă  @olivierveran pour son Ă©coute », Ă©crit l’infectiologue.

L’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent ĂŞtre prescrites sous la responsabilitĂ© d’un mĂ©decin aux patients atteints par le Covid-19, dans les Ă©tablissements de santĂ© et pour la poursuite de leur traitement sur autorisation du prescripteur initial, Ă  domicile », dĂ©taille le dĂ©cret, paru au Journal Officiel, le 26 mars.

Il prévoit que ces médicaments pourront être remboursés par la sécurité sociale. Sa distribution reste très encadrée.

Ils ne pourront ĂŞtre dispensĂ©s par les pharmacies que « dans le cadre d’une prescription initiale Ă©manant exclusivement de spĂ©cialistes en rhumatologie, mĂ©decine interne, dermatologie, nĂ©phrologie, neurologie ou pĂ©diatrie ou dans le cadre d’un renouvellement de prescription Ă©manant de tout mĂ©decin ».

Ces mesures s’appuient sur l’avis du Haut Conseil de la SantĂ© Publique (HSCP) publiĂ© mardi, excluant, hors protocole d’essai, l’utilisation de l’hydroxychloroquine en prophylaxie (prĂ©vention et traitement, ndlr) sauf « pour les cas prĂ©sentant des signes de gravité ».

L’hydroxychloroquine, un dĂ©rivĂ© de l’antipaludĂ©en chloroquine, est prĂ©conisĂ©e par plusieurs mĂ©decins, dont le professeur Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire MĂ©diterranĂ©e Infection, pour traiter les patients atteints du coronavirus.

Le professeur Raoult, dont la volontĂ© de vouloir traiter Ă  la chloroquine tous les malades du Covid-19 fait polĂ©mique, avait annoncĂ© mardi se mettre en retrait du conseil scientifique accompagnant l’exĂ©cutif sur la maladie.

Ă€ Lire :  đź”´ Pantin : En plein confinement, Emmanuel Macron prend un bain de foule dans la rue

Depuis l’apparition du nouveau coronavirus en Chine, le Pr Raoult dĂ©fend l’usage de la chloroquine contre la maladie, nourrissant des rĂ©serves chez de nombreux autres spĂ©cialistes qui estiment notamment que les essais restreints menĂ©s Ă  l’IHU ne rĂ©pondaient pas Ă  tous les critères nĂ©cessaires.

Quand le 26 février, après le traitement de 24 patients à la chloroquine, il déclare dans une vidéo rapidement virale la « fin de partie » contre le Covid-19, les critiques se déchaînent sur les plateaux télé.

C’est « le traitement le moins cher et le plus simple pour traiter le Covid-19 », martèle le spĂ©cialiste, classĂ© rappelons-le, par la prestigieuse revue Nature parmi les 10 meilleurs chercheurs au monde, par le nombre de ses publications.

On lui reproche de promettre un « remède miracle » qui relèverait de la croyance et non de la science. Dans ce match des chloro-septiques, le Pr. Raoult a aussi ses supporters. Des politiques, maires et Ă©lus, mĂ©decins aussi, qui soutiennent l’usage de l’anti-paludique, en ce « temps de guerre ».

Au sein du conseil scientifique Covid-19, les désaccords se multiplient. Trop pour le professeur Didier Raoult. Le 24 mars, il annonce ne plus participer aux réunions et vouloir traiter directement avec le président de République.

Le mĂŞme jour, le Haut conseil de santĂ© publique recommandait encore de ne pas utiliser l’antipaludique chloroquine, sauf pour des formes graves et sous surveillance mĂ©dicale stricte.