🇫🇷 Émission « On est pas couché » : PolĂ©mique après des propos honteux contre les forces de l’ordre

capture Twitter @ONPCofficiel

L’Ă©mission « On est pas couché » sur France 2 a repris ce samedi soir et des propos contre les policiers font polĂ©mique.

La chanteuse et comĂ©dienne CamĂ©lia Jordana a Ă©voquĂ© les violences policières suite Ă  une intervention de l’Ă©crivain Philippe Besson « Je me souviens qu’après les attentats de Charlie Hebdo on applaudissait la police et maintenant on nous explique que tout le monde dĂ©teste la police. C’est extraordinaire ! Il faudrait savoir. Soit ces gens sont lĂ  pour nous protĂ©ger, sauver nos vies, il y a cinq ans, pourquoi ce seraient des salauds et des ordures aujourd’hui ? »

Comme le relate Actu17, Camélia Jordana l’a alors interrompu : « Non pardon, là je ne peux pas rien dire. Il y a des hommes et des femmes qui se font massacrer quotidiennement, en France, tous les jours, pour nulle autre raison que leur couleur de peau. C’est l’une des raisons pour lesquelles les gens sont fâchés après la police ».

Philippe Besson explique alors, « ces choses, peut-être récurrentes, restent malgré tout minoritaires ». « 95% des flics font bien leur boulot », « ces flics-là sont quand même là fondamentalement aussi pour nous protéger et assurer notre sécurité. »

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La chanteuse a alors affirmé « Mais il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic et j’en fais partie. Aujourd’hui, j’ai les cheveux défrisés, quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France, vraiment ».

Des propos qui ont fait rĂ©agir Christophe Castaner sur Twitter, le ministre de l’intĂ©rieur a Ă©crit « Non madame, les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue » ne se font pas massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau », « Ces propos mensongers et honteux alimentent la haine et la violence. Ils appellent une condamnation sans rĂ©serve ».

Un syndicat de policiers a saisi le procureur de la République évoquant des « propos scandaleux et inqualifiables ».