🇫🇷 MalgrĂ© les protestations, Christophe Castaner confirme la suppression de la technique d’Ă©tranglement

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Jeudi et vendredi, Christophe Castaner a reçu les diffĂ©rentes organisations syndicales de policiers afin de discuter sur les annonces faites lundi. MalgrĂ© la colère des policiers, il n’est pas revenu sur l’interdiction de la technique d’Ă©tranglement.

Ce vendredi soir, un communiquĂ© de presse a Ă©tĂ© publiĂ© suite aux rencontres avec les syndicats de policiers. Ces derniers avaient notamment demandĂ© au ministre de l’intĂ©rieur de revenir sur son annonce de lundi, Ă  savoir, d’interdire la suppression de la technique d’interpellation dite d’Ă©tranglement. Ils n’ont visiblement pas Ă©tĂ© entendus.

« Elle a Ă©tĂ© jugĂ©e dangereuse par le groupe de travail conjoint dirigĂ© par les directeurs gĂ©nĂ©raux de la police et de la gendarmerie nationales, chargĂ© en janvier dernier par le ministre de l’IntĂ©rieur de passer en revue l’intĂ©gralitĂ© des gestes et techniques d’intervention des forces de l’ordre« , est-il Ă©crit dans ce communiquĂ© conjoint de Christophe Castaner et de son secrĂ©taire d’Etat Laurent Nuñez. « ConformĂ©ment aux prĂ©conisations de ce groupe de travail, cette technique (…) ne sera plus enseignĂ©e dans les Ă©coles de police. Elle ne l’est dĂ©jĂ  plus en gendarmerie ou dans les rangs de l’administration pĂ©nitentiaire », confirment-ils. « Un groupe de travail sera chargĂ© d’ici le 1er septembre de dĂ©terminer les techniques et moyens matĂ©riels de substitution, auxquels les fonctionnaires seront alors formĂ©s« 

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Concernant la suspension de tout fonctionnaire en cas de « soupçon avĂ©ré » de racisme, Christophe Castaner avait reconnu, selon les syndicalistes, « une connerie », « une maladresse » de langage lors de son annonce lundi. Cette suspension conservatoire ne peut ĂŞtre dĂ©cidĂ©e qu’en cas de « faits avĂ©rĂ©s » prĂ©cisent Christophe Castaner et Laurent Nuñez.

Depuis plusieurs jours, les policiers se mobilisent en jetant symboliquement leurs menottes devant les commissariats. Un geste fort qui montre leurs malaises. Pour Nicole Belloubet, ministre de la Justice, « c’est un mouvement d’humeur qui s’apaisera. »