🇫🇷 Val-de-Marne : La libĂ©ration d’un dealer sur fond de racisme provoque la colère des policiers

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Un individu contrôlé avec du cannabis et de la cocaïne, a dû être remis en liberté sur décision du parquet qui aurait reproché aux policiers de l’avoir contrôlé en raison de sa couleur de peau.

Même si un gradé de la police relativise dans Le Parisien, pour « continuer à entretenir de bonnes relations avec le parquet », la décision prise par une magistrate du parquet de Créteil, provoque depuis mardi, un véritable tollé dans les rangs des policiers.

Ce soir-lĂ  vers 20 heures, les policiers de la Brigade AntiCriminalitĂ© (BAC) aperçoivent « un individu de type africain de 20 ans environ, coiffĂ© d’un casque noir, qui sort d’un immeuble. L’homme monte sur son scooter qu’il avait garĂ© sur le trottoir, tapote sur son portable et s’apprĂŞte Ă  dĂ©marrer. Les « bacqueux » suspectent un livreur de stupĂ©fiants. « Ce qui les a fait tiquer, c’est que le type allume son GPS, prĂ©cise un de leurs collègues. Cela ne repose pas sur grand-chose, on est d’accord. Cela s’appelle du flair. Les types sont payĂ©s pour en avoir. »

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Il est dĂ©couvert sur le suspect un sachet de rĂ©sine de cannabis, de l’herbe et des pochons de cocaĂŻne. Selon un policier dans le mĂ©dia parisien « Le contrĂ´le s’est très bien passĂ©. Le gars Ă©tait correct. » Mais quand l’officier de police judiciaire appelle la parquetière, cette dernière s’interroge sur la motivation du contrĂ´le et demande Ă  ce qu’on lui envoie le procès-verbal. Stupeur pour les policiers, il faut remettre en libertĂ© le livreur de stupĂ©fiants. « Elle nous a dit que vu le contexte sur le racisme, c’était compliquĂ©, s’étrangle encore un policier. Mais dire que la raison du contrĂ´le c’était la couleur de peau du suspect, ça, on ne l’encaisse pas du tout. »

Comme l’explique Le Parisien, celui qui le vit particulièrement mal, c’est le fonctionnaire de la brigade anti-criminalitĂ© qui a menĂ© le contrĂ´le. Peut-ĂŞtre parce qu’il est aussi noir de peau que son suspect. Ce jeudi matin, le patron des policiers du dĂ©partement et la procureure se sont expliquĂ©s sur les raisons de cette « maladresse », comme la rĂ©sument avec diplomatie les autoritĂ©s…