🇫🇷 Le PrĂ©sident Emmanuel Macron et son Ă©pouse interpellĂ©s, hier soir, par des Gilets Jaunes alors qu’ils se promenaient dans le jardin des Tuileries Ă  Paris – VidĂ©o

Capture Facebook

Le mardi 14 juillet 2020, le président Emmanuel Macron a été interpellé par des gilets jaunes notamment au sujet des violences policières, alors qu’il se promenait dans le jardin des Tuileries avec son épouse.

Une vidéo postée sur la page Facebook « Gilets Jaunes Infos » montre plusieurs personnes qui, en apercevant Emmanuel Macron, se mettent à chanter « On est là », scandent « Macron démission » et « tu vas virer ». Celui qui filme s’exclame avec stupéfaction « c’est incroyable, on tombe sur la bête noire ».

« Soyez cool »

Le petit groupe de gilets jaunes se met à suivre le couple présidentiel, couvrant par ses huées les appels au calme du président qui décide alors de venir leur parler. « Pourquoi vous avez remis la Brav, c’est des violents », lui crie l’homme qui filme, en ajoutant « vous êtes mon employé », ce à quoi Emmanuel Macron répond « ce n’est pas le président de la République qui fait ça » et « il y en a chez vous qui sont violents ». « On est un jour férié, je me balade avec mon épouse et vous m’interpellez », regrette-t-il. « Soyez cool », répond le président en souriant, ce qui détend l’atmosphère.

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« On a respiré du gaz à mort y a une heure », répond l’homme qui filme, allusion sans doute à la manifestation parisienne pour l’hôpital marquée par des heurts avec les forces de l’ordre. « Vous n’êtes pas des modèles de respect non plus », lui réplique Emmanuel Macron, « il y en a chez vous qui sont violents », « les gens, ils en ont marre des samedis », poursuit-il.

« Mais vous savez qu’il y a des problèmes », rétorque le gilet jaune en citant « le pouvoir d’achat, la justice fiscale » mais aussi l’affaire Balkany et la réforme des retraites.

« Pourquoi la police s’est mise là, parce que vous n’avez pas fait que manifester, ça a cassé massivement », fait valoir le président, sous les protestations du petit groupe qui lui lance « tu vas pas dans les manifs ! ». « Le sentiment d’injustice, je l’entends », argumente encore le chef de l’État.