đŸ‡«đŸ‡· Caen : Un homme s’enflamme quand un policier fait usage de son pistolet Ă  impulsion Ă©lectrique sur lui

©StĂ©phane Bommert

Suite Ă  cette affaire, l’IGPN (l’inspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale) a Ă©tĂ© saisie. L’utilisation par un policier de son pistolet Ă  impulsion Ă©lectrique a entraĂźnĂ© de graves brulures Ă  une personne lors d’une saisie judiciaire prĂšs de Caen.

Les faits sont survenus vendredi dernier, quand, Ă  l’arrivĂ©e d’un huissier et de la police au domicile d’un homme pour une saisie, ce dernier s’est aspergĂ© d’essence et a menacĂ© d’y mettre le feu avec un briquet.

C’est alors qu’un des policiers a fait usage de son pistolet Ă  impulsion Ă©lectrique afin de stopper l’homme qui allait passer Ă  l’acte. Mais il s’est enflammĂ©. Il a Ă©tĂ© gravement brĂ»lĂ©. «Il apparaĂźt que, dans l’intention d’empĂȘcher un geste fatal, l’action des services de police a pu contribuer, malheureusement, au rĂ©sultat dramatique qui s’en est suivi. En effet, l’usage du taser dans une atmosphĂšre imprĂ©gnĂ©e d’hydrocarbure a pu dĂ©clencher l’embrasement», dĂ©veloppe le communiquĂ© du parquet. «Il n’est pas Ă©tabli, Ă  ce stade, qu’une infraction pĂ©nale ait Ă©tĂ© commise, et une enquĂȘte administrative devra nĂ©cessairement ĂȘtre conduite», poursuit le communiquĂ©, de la procureure de Caen, AmĂ©lie CladiĂšre.

«Dans l’attente, j’ai dĂ©cidĂ© de saisir l’IGPN. La procĂ©dure en recherche des causes de blessures va donc ĂȘtre transmise au parquet et l’enquĂȘte va se poursuivre dans un second temps sous la qualification de blessures involontaires», conclut la procureure.