En France, plus de 8.000 personnes sont fichées pour radicalisation

©️ Jacques Paquier Flickr

Gérald Darmanin s’est rendu ce lundi au siège de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieur). Il en a profité pour communiquer plusieurs informations afin de prévenir que la menace terroriste demeure « extrêmement élevée sur le territoire ».

Lors d’une conférence de presse après sa visite dans les locaux de la DGSI, Le ministre de l’Intérieur a communiqué des chiffres afin de qualifier l’état de la menace terroriste en France.

« Il faut avant tout rendre hommage aux femmes et aux hommes des services de sécurité, des services de renseignements, qui mettent tout en œuvre pour protéger les Français et garantir leur sécurité » a-t-il déclaré. « Ce travail quotidien, minutieux, sans relâche, souvent dans l’ombre, a permis de nous doter des moyens et des outils juridiques nécessaires pour lutter contre la menace terroriste persistante sur notre territoire national », a poursuivi le ministre.

À Lire :  🇫🇷 Suivez en direct l'allocution d'Emmanuel Macron de ce soir

Depuis 2013, 61 attentats ont été déjouées, dont 32 en 2017. Gérald Damanin a également évoqué un projet d’attentat d’ampleur » mis en échec par les services au début de l’année. Il a également annoncé que 8 132 personnes étaient inscrites au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), ajoutant que « le risque terrorisme d’origine sunnite demeurait la principale menace à laquelle est confronté notre pays ».

En prison, 505 détenus sont recensés comme « terroristes islamistes » et 702 détenus de droit commun sont soupçonnés de radicalisation. Le procureur du Parquet national antiterroriste (PNAT) avait par ailleurs indiqué que 40 détenus condamnés pour des actes de terrorisme ont été libérés l’année dernière en France. Pour 2020, « il y en aura plus, et une soixantaine devrait encore sortir en 2021. »