Saint-Martin-de-Ré : Suspendu depuis deux ans un surveillant a été relaxé

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Un surveillant de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré a été jugé devant le tribunal judiciaire de La Rochelle.

Le fonctionnaire, originaire de Guadeloupe, a été interpellé et suspendu en 2018 sur dénonciation de deux détenus. Il sera placé en détention pendant trois semaines. Comme le relate Sud-ouest, il lui était notamment reproché de leur avoir vendu des téléphones portables et de fumer du cannabis avec eux. Lui, réfute les accusations, s’il fume du cannabis c’est « occasionnellement, mais jamais avec les détenus ». L’homme reconnaît en revanche, « ne pas être un gardien lambda » en faisant de « la relation humaine ». Un outil qui lui aurait permis de « dégoupiller des mutineries ».

Accusé durant l’enquête par ses collègues de « relations de copinage » avec les détenus lui l’assure « je n’ai rien fait d’illégal ». Puis il explique qu’à son arrivée à la prison de Saint-Martin-de-Ré après sa mutation de celle de Nanterre, son intégration à l’équipe numéro une, qu’il nomme celle des « cow-boys », s’est très mal passée. « C’était des fachos, racistes ! ils s’en prenaient aux détenus et moi, j’étais le seul noir parmi les gardiens ».

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Lors de l’audience ce jeudi, coup de théâtre, l’un des détenus qui l’avait accusé de recel de téléphones se rétracte et affirme « C’est les gardiens qui m’ont dit de l’accuser ! » Le ministère public décide de ne pas donner suite aux poursuites. Le tribunal, quant à lui, relaxe le surveillant. Celui-ci, qui ne touche plus de salaire depuis plus de deux ans et vit dans la précarité avec ses six enfants entend obtenir réparation du préjudice subi.