Rochefort : Le tribunal ne croit pas la version du directeur de la prison et des agents de l’ÉRIS

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Un détenu, actuellement à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, a été jugé en visioconférence par le tribunal judiciaire de La Rochelle.

La plainte a été déposée le 6 avril 2019 par Frédéric Debaisieux, le directeur de la maison d’arrêt de Rochefort. À l’époque, une fouille sectorielle est organisée à la prison. Comme le relate Actu.fr, ce jour-là les détenus sont rassemblés dans une salle d’activités le temps que soient inspectées leurs cellules.

Rien n’est trouvé dans celle du détenu, mais celui-ci aurait outragé les agents de l’Équipe Régionale d’Intervention et de Sécurité (ÉRIS) selon le directeur de la maison d’arrêt et du 1er surveillant. « Fils de pute, vous faites les malins cachés derrière vos cagoules ».

L’homme, âgé d’une trentaine d’années, au casier judiciaire comportant 21 mentions, a démenti avoir tenu ces propos. Les vidéos de la maison d’arrêt ne comporte pas de son et sur la vidéo d’un des agents des ÉRIS, on y voit, durant plusieurs minutes, les images de l’interpellation du détenu jusqu’à son placement au quartier disciplinaire.

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On y voit Frédéric Debaisieux qui est présent en arrière-plan alors que les agents de l’ERIS mettent le détenu au sol avant de le déshabiller à genou pour une fouille au corps dans une cellule à l’isolement. « Je t’ai prévenu. On le descend au trou. Tu te tais et ça ira bien. Arrêtes de provoquer ».

Le tribunal s’étonne, « On peut s’étonner du tutoiement du début jusqu’à la fin. Cette vidéo pourrait intéresser le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL). On aperçoit le directeur de la maison d’arrêt ».

Pour le ministère public, « La vidéo confirme que les mots reprochés au prévenu n’ont pas été prononcés », la défense plaide alors la relaxe pour son client. Le tribunal a finalement relaxé le détenu.