Mali : La libération de prisonniers laisse un goût amer aux militaires français

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Le Mali a négocié avec un groupe jihadiste la libération de 200 détenus contre quatre otages, dont la française, Sophie Pétronin.

Pour les militaires français, la frustration est grande. L’un d’entre eux, un haut gradé, explique dans Le Point, « Quand on passe ses nuits à construire des digues et que quelqu’un met un coup de pied dedans, ça ne fait pas plaisir ».

5.100 militaires sont actuellement déployés dans la bande sahélo-saharienne pour lutter contre la menace jihadiste. Si l’affiliation jihadiste de ces 200 ex-détenus n’est pas avérée, nombre d’entre eux sont de simples suspects, parfois arrêtés lors de vastes coups de filet mais certains étaient « des chefs de katiba » arrêtés par les soldats de la force antijihadiste Barkhane et remis aux autorités maliennes, peste un militaire français.

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La ministre des Armées Florence Parly a insisté ce mardi sur le fait que « Cette négociation a été conduite par le Mali et la décision de libérer des jihadistes, en particulier, appartient aux seules autorités maliennes ».

De son côté, le chef d’état-major français, le général François Lecointre, a expliqué « Il doit être très clair, pour l’ensemble des familles qui ont perdu des leurs dans le combat que nous menons au Mali depuis des années, que nous ne dévions pas de ligne, que notre combat reste le même et qu’il est tout aussi légitime qu’il l’était ». Emmanuel Macron a annoncé en juillet qu’il comptait rendre de nouveaux arbitrages « en fin d’année » sur l’engagement français au Sahel.