Reconnu dans la rue à cause de vidéos où il tire sur un homme poignardant son collègue, un policier dépose plainte

Capture Twitter

Le 27 septembre dernier, un grave incident survient à Saint-Denis ou une rixe entre des vendeurs à la sauvette tourne mal. Quand la première patrouille de police arrive sur place, l’un des fonctionnaires fait usage de son pistolet à impulsion électrique sur l’un des assaillants alors qu’une victime est déjà au sol blessée à l’arme blanche.

Mais le tir du policier est manqué et les assaillants se retournent contre lui. L’un d’eux parvient à le poignarder une première fois. Le fonctionnaire blessé chute au sol. Alors que l’agresseur allait porter un nouveau coup de couteau au policier, son collègue ouvre le feu et abat l’assaillant.

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Ce policier témoigne dans le journal Le Parisien : « Je sais que je l’ai sauvé, relate-t-il. À cet instant je suis en mode professionnel, je ne vois pas les gens qui filment, je cherche juste à m’assurer qu’aucun des vendeurs n’a de ceinture explosive et qu’il n’y avait pas de complice dans la nature. En intervention, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber : les premiers arrivés sur les attentats au Stade de France, au Bataclan ou à l’ Hyper Cacher, c’étaient des collègues de la Bac.« 

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Mais depuis cet incident, Hicham, 37 ans, membre depuis 13 ans de la BAC à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est reconnu dans la rue à cause des vidéos de l’événement. Sur l’une d’elles, on peut entendre le cameraman amateur dire : « Le keuf, là, en blouson en cuir, c’est lui qui a mis deux balles à celui qui est par terre. » filmant en gros plan son visage.

Le policier a décidé de déposer plainte en invoquant son droit à l’image. « Ces vidéos nous mettent en danger, nous et tous nos proches. Après ça, des commerçants près de chez moi m’ont reconnu et ont su que j’étais policier.« 

Video Dailymotion Le Parisien

Cette semaine, une proposition de loi « sécurité globale » sera justement débattue à l’Assemblée nationale. L’une des dispositions « vise à rendre non-identifiables, les forces de l’ordre lors de la diffusion d’images dans l’espace médiatique » et prévoit des peines de prison pour les contrevenants.