Perpignan : Le détenu meurt en s’étouffant avec un morceau de viande. La famille est prévenue 23 jours après

@actupenit.com

Un détenu âgé de 40 ans et incarcéré au centre pénitentiaire de Perpignan est décédé le 18 octobre dernier. Mais la famille de Taoufik n’a été prévenue que le 9 novembre, soit 23 jours après sa mort.

Les doutes ont commencé quand le frère de Taoufik a croisé deux détenus en permission de sortie le 31 octobre. ces derniers lui ont dit de se renseigner, qu’il y avait un décès lié à Taoufik, rapporte le journal Le Progrès.

Nous avons besoin de votre Aide ! Cliquez-ici pour soutenir Les Forces de L'ordre et le site ACTUPenit.com

La famille a donc contacté le centre pénitentiaire mais on lui aurait demandé de rappeler le 2 novembre, ce qu’elle a fait. « Ils m’ont répondu que tout allait bien, qu’il recevait ses mandats. Je me suis dit que c’était des rumeurs« , indique un autre frère du détenu.

Cependant, le 9 novembre, l’ex-épouse de Taoufik reçoit un appel des services de l’état civil de la ville de Perpignan : « Ils lui ont juste dit qu’il était mort. » L’ex-épouse prévient alors la famille qui se précipite devant le centre pénitentiaire.

« Et là, on apprend qu’il est mort le 18 octobre, il y a 23 jours ! Le directeur de la prison est sorti pour nous rencontrer puis il nous a reçus. On nous a dit que Taoufik s’était étouffé en mangeant un morceau de viande, qu’à 12 h 09 son codétenu avait frappé à la porte de la cellule et qu’il avait été emmené à l’hôpital. »

« Mon fils est mort et je ne le savais pas pendant tout ce temps« , dénonce le père de Taoufik. « On est quatre générations de Belrhitri à Perpignan, c’est impossible qu’ils ne nous aient pas trouvés. » Et d’ajouter : « Je me dis que l’on nous cache quelque chose. Et on veut la vérité.« 

À Lire :  🇫🇷 Neuvic: Interpellé par les gendarmes, le détenu ne sera pas poursuivi que pour son évasion de la prison

De plus, la famille assure que lorsqu’elle a récupéré les affaires de Taoufik, elle a découvert « par la direction qu’en fait, il a été transféré le 14 octobre à l’hôpital qui aurait prévenu le centre pénitentiaire le 18 qu’ils le débranchaient« .

Me Philippe Capsié, avocat de la famille, a adressé vendredi deux courriers, l’un au procureur de la République de Perpignan, le second à la direction du centre pénitentiaire « pour connaître les circonstances de ce décès« . La version selon laquelle ce décès serait survenu « en mangeant » ne la convainc pas.