Échirolles : Deux prévenus remis en liberté faute d’escorte. Un événement qui se produit régulièrement.

© actupenit.com

Deux individus placés en détention provisoire dimanche dans l’attente de leurs procès prévus lundi n’ont pu, faute de moyens, être extraits de la prison. Ils ont donc été remis en liberté.

Les deux hommes avaient été interpellés ce vendredi par les forces de l’ordre. Les policiers intervenaient pour disperser un groupe de perturbateurs. Ils sont suspectés d’avoir résisté à leur interpellation et d’avoir incité les autres personnes présentes à se rebeller.

Nous avons besoin de votre Aide ! Cliquez-ici pour soutenir Les Forces de L'ordre et le site ACTUPenit.com

Comme le relate Le Dauphiné, à l’issue de leur garde à vue, le juge des libertés et de la détention avait ordonné leur placement en détention provisoire ce dimanche, dans l’attente d’une comparution immédiate prévue ce lundi. Hors l’ARPEJ, l’Autorité de Régulation et de Programmation des Extractions Judiciaires n’a pas été, faute de moyens suffisants, en capacité d’effectuer cette prise en charge. Le parquet de Grenoble aurait alors requis le concours de la gendarmerie qui n’aurait pas, non plus, été en mesure d’effectuer l’extraction.

À Lire :  🇫🇷 Attentat Condé-sur-Sarthe : Cinq femmes âgées de 19 à 38 ans placées en garde à vue

Face à l’absence des deux prévenus dans le box, la présidente du tribunal correctionnel n’a pu que « constater la caducité du mandat de dépôt ». Sans titre de détention valide, les deux hommes ont donc été remis en liberté. Ils seront jugés le 21 décembre pour “rébellion” et “ provocation à la rébellion”.

Selon le quotidien régional, cet événement survient régulièrement dans toutes les juridictions de France. Le manque de moyens de l’ARPEJ en serait la principale cause, qui, en dépit des bonnes volontés, peine à répondre aux différentes sollicitations d’extraction malgré une priorisation des demandes.