Gap : 11 surveillants et 2 détenus positifs au Covid-19

Depuis le 9 novembre 2020, les cas de Covid-19 ne cessent d’augmenter au sein de la petite maison d’arrêt de Gap dans les Hautes-Alpes.

La prison est pleine à craquer. Elle compte 31 places pour 41 détenus. Niveau promiscuité et gestes barrières pour parfois quatre détenus dans une cellule de 9m², ce n’est pas l’idéal. C’est pourtant un établissement qui a reçu la labélisation des règles européennes. « Nous en sommes bien loin !  » dénonce Véronique Lacarrière, responsable locale de FO Pénitentiaire pour le journal Le Dauphiné.

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Par ailleurs, en moins d’une semaine, pas moins de 13 agents ont été testés positifs au coronavirus, tout comme deux détenus.

« La Covid a touché de plein fouet et de manière brutale et rapide notre prison« , poursuit Véronique Lacarrière. Heureusement, la direction a très vite réagi face à l’urgence de la situation. Six détenus ont été transférés depuis dans d’autres établissements et un dépistage de l’ensemble des détenus et surveillants a été effectué.

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Pour faire face à la pénurie de fonctionnaires, des agents se sont portés volontaires et un premier surveillant de la direction interrégionale est venu renforcer l’équipe ce week-end.

En revanche, le syndicat dresse un carton rouge au tribunal qui aurait continué d’incarcérer des détenus à la maison d’arrêt de Gap alors que la situation critique se dessinait. « Il est dommageable que le TJ de Gap ne nous ait pas facilité les choses en nous envoyant des écrous massifs malgré nos alertes. Il aurait été beaucoup plus appréciable d’écrouer vers d’autres structures« .

« Le personnel de la maison d’arrêt a le profond sentiment que l’activité du tribunal prime sur les règles sanitaires, et de ce fait, sur la santé des personnes placées sous main de justice et des fonctionnaires de justice. Ce qui est clairement scandaleux !  » dénonce le syndicat.