Lunéville : Son projet était de « tuer des policiers ». Interpellé avec un fusil de chasse, une machette et un couteau, il est remis en liberté

Le 12 novembre dernier, les forces de l’ordre ont été appelées par un homme qui venait de se faire agresser à proximité du lycée Boutet-de-Monvel à Lunéville en Meurthe-et-Moselle.

Arrivés sur les lieux, les policiers vont repérer un homme sur le trottoir. Comme le relate L’Est Républicain, derrière lui, les policiers aperçoivent un sac dont l’ouverture laisse apparaître le canon d’une arme. Les fonctionnaires procèdent immédiatement à l’interpellation du suspect et découvrent qu’il est porteur d’un fusil de chasse chargé ainsi que d’une machette et d’un couteau.

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Placé en garde à vue, l’individu, né en 2002, explique avoir organisé un guet-apens pour tenter de voler des armes aux policiers mais qu’il aurait changé d’avis en les voyant. Mais l’exploitation de son téléphone portable va révéler une toute autre affaire. En effet, des échanges de SMS montrent clairement que le projet était de tuer des policiers.

Comme l’explique le quotidien régional, une perquisition est organisée au domicile de sa mère où les enquêteurs ne retrouvent rien hormis de nombreuses copies d’armes de type « Air soft ». Les policiers placent en garde à vue les deux destinataires des messages, âgés de 16 ans. L’un est mis hors de cause, le second avoue avoir été informé de ce projet de tuer des policiers et d’autres personnes.

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Le principal mis en cause et l’adolescent de 16 ans ont été présentés ce dimanche 15 novembre devant un juge d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire ouverte des chefs de tentative de meurtre sur une personne dépositaire de l’autorité publique, non-dénonciation de la préparation d’un crime ou d’un délit, transport et port d’arme de catégorie B et D, et association de malfaiteurs.

Le magistrat instructeur a  mis en examen le premier des chefs d’infractions à la législation sur les armes. Pour le reste, il a été placé sous statut de témoin assisté et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Pour sa part, le mineur a été mis en examen pour non-dénonciation de crime ou délit et placé sous contrôle judiciaire. Le procureur de la République a fait appel de cette décision et réclame la mise en examen du principal concerné pour le chef de tentative de meurtre sur une personne dépositaire de l’autorité publique. Il demande également son placement en détention provisoire.