Nîmes : Tentative de meurtre sur un surveillant pénitentiaire. Muni d’une lame de rasoir il lui avait tranché le cou.

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L’attaque s’était produite en août 2018 à la maison d’arrêt de Nîmes. Quand le surveillant avait ouvert la porte de la cellule, le détenu s’était jeté sur lui, avec un couteau de fabrication artisanale muni d’une lame de rasoir et lui avait tranché le cou.

Le syndicat Force Ouvrière avait diffusé la photo de l’agent sur son lit d’hôpital. Blessé et ouvert sur 8 centimètres. Il avait été opéré et s’était vu poser 11 points de suture.

Pour l’avocate de la victime, le geste du détenu était « clairement celui d’un égorgement« . Elle rappelle  aussi le choc subi par le second surveillant, arrivé pour sauver son collègue, et qui l’a vu ensanglanté, et qui se demande depuis ce qui se serait passé s’il avait dû choisir entre sauver son collègue et maîtriser le détenu. « Nous avons deux victimes avec un impact psychologique extrêmement important« .

« Vous devez avoir en tête la douleur et la peur qu’a ressenties Alain lorsqu’il a été tailladé au cou. La peur de mourir, la peur de perdre une partie de sa famille. Ça lui a coûté son couple » rappelle Me Baptiste Scherrer, partie civile pour le surveillant qui a frôlé la mort, ce jour-là, dans le couloir de la prison, peut-on lire dans le journal Midi Libre.

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Le magistrat insiste sur l’intention homicide qu’a eu ce jour-là le détenu, en se basant sur l’analyse de la scène, filmée par la camera de surveillance de la coursive : « S’il voulait uniquement lui faire peur pourquoi ne pas avoir visé le visage ? On est passé à un ou deux centimètres de la carotide, où le sang aurait jailli à gros bouillons. À sept reprises, il se dirige vers Alain, et à trois reprises on le voit faire des mouvements circulaires au niveau du torse. Il dit avoir voulu faire peur, mais il continue à vouloir trancher. L’intention homicide est caractérisée« 

Le détenu a été reconnu coupable d’homicide volontaire aggravé et a été condamné à une peine de 18 ans de réclusion criminelle, soit une peine plus sévère que les 15 ans requis par l’avocat général. Sa peine est assortie d’une peine de sûreté des deux-tiers, soit douze ans à purger avant de pouvoir demander le moindre aménagement de peine. Il est de plus soumis à un suivi sociojudiciaire de quatre ans, et à une injonction de soin.