Après dix mois de liberté, le djihadiste Français Flavien Moreau retourne en prison

Flavien Moreau est le premier djihadiste Français condamné à son retour de Syrie. Alors qu’il avait retrouvé la liberté en janvier dernier, il a à nouveau été incarcéré dans le cadre d’une mise en examen pour escroquerie et port d’arme.

En janvier 2020, Flavien Moreau était libéré de prison après avoir purgé sa peine de sept ans de prison? Après dix mois de liberté, ce dernier est maintenant mis en examen pour « escroquerie » et « port d’arme ». Il a donc été placé en détention provisoire dans le cadre de cette affaire.

Flavien Moreau ne respecté pas la « surveillance judiciaire » mise en place à sa sortie de prison. Le voilà maintenant placé à l’isolement au centre pénitentiaire de Nantes.

l’administration pénitentiaire a justifié que son profil. «représentait un danger permanent. Ses précédentes périodes de détention ont été émaillées de multiples comptes rendus d’incidents, témoignant d’un comportement en permanente opposition avec l’administration pénitentiaire » relate le journal Valeurs Actuelles.

Et selon l’administration pénitentiaire, le djihadiste ne semble pas avoir perdu ses mauvaises habitudes, puisqu’à peine réincarcéré, il s’est « illustré » en « arrachant volontairement le bouton d’alarme de la salle de téléphone » et en menaçant le personnel pénitentiaire. 

Avant même de partir en Syrie, Flavien Moreau était connu des services de police pour son comportement violent et provocateur.

Natif de Corse, adopté par une famille nantaise à l’âge de deux ans, il avait déjà été condamné à 13 reprises pour violences, vols, port d’arme, et chacun de ses séjours en prison ont fait l’objet de rapports d’incidents.

Fin 2012, alors qu’il sort de détention, il tente de rejoindre la Syrie mais est stoppé à plusieurs reprises à la frontière turque et bulgare. Il parvient quand même à passer une dizaine de jours sur zone, et à son retour en France, celui qui a pris Abdel Fattah pour « nom de guerre » est pris en chasse par les services de renseignement français. Il est finalement interpellé fin janvier 2013 et condamné à sept ans de prison en novembre 2014 relate le journal.