La Santé : Quelles sont les conditions de détention des policiers incarcérés dans l’affaire Zecler ?

@actupenit

Deux policiers ont été incarcérés dans la très médiatique affaire Zecler, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, dit avoir fait ce choix afin d’«éviter un risque de concertation entre les auteurs ou de pressions sur les témoins». 

Les deux fonctionnaires ont été incarcérés à la prison de La Santé à Paris. Selon les informations du Figaro, dès leur arrivée le 29 novembre dernier, ils ont été placés à l’isolement dans un sas pour sept jours, où ils subiront des tests PCR réguliers.

Les policiers sont en cellule individuelle, Une fois leur isolement terminé, ils ne seront pas placés dans un quartier de détention classique. «C’est le type de public susceptible de subir des représailles par les autres détenus», souligne une source au Figaro, Si l’information n’est pas sortie dans la presse, les nouvelles vont vite, dans la maison d’arrêt. «Ils sont tous au courant que ceux qui ont frappé Zecler sont là».

Les deux policiers seront pris en charge dans le quartier dit des personnes «vulnérables» (QPV), autrefois appelé quartier VIP. C’est ici que l’on enferme tous les publics à risque : policiers, gendarmes, surveillants pénitentiaires, douaniers, juges. On y retrouve également des publics dit « médiatiques » comme Alexandre Benalla incarcéré un temps en 2019 ou Patrick Balkany en septembre de la même année.

Dans leur cellule d’environ 9 mètres carrés, les fonctionnaires bénéficieront d’un équipement standard : une télévision, une plaque chauffante, et un réfrigérateur. Ils disposeront aussi d’une douche, ainsi que d’un téléphone fixe, sur lequel ils pourraient être autorisés, si le juge le permet, à appeler quelques numéros sélectionnés en amont.