Appel à la grève du zèle dans la police après le discours d’Emmanuel Macron sur Brut

Les policiers ont écouté le président de la République Emmanuel Macron lords de son interview pour le journal Brut. Et ils n’acceptent pas les propos du chef de l’État à leur encontre. Les syndicats appellent à la grève du zèle.

Comme à Toulouse par exemple où les policiers ont très mal accueilli les propos tenus vendredi par le Président de la République. « Une fois encore, les policiers sont stigmatisés, abandonnés, résume Philippe Lavenue, secrétaire régional du syndicat Alliance pour le journal La Dépêche. Il suffit de quelques personnes qui manifestent leur mécontentement avec une extrême violence pour qu’on nous lâche« .

Le chef de l’État avait notamment remis en cause les contrôles qui seraient réalisés au faciès. « On est suspectés d’être systématiquement racistes et violents, poursuit le syndicaliste. Il peut y avoir des cas comme dans toute profession mais ce n’est pas la réalité. On contrôle parce qu’un fait s’est produit ou que quelque chose nous a été signalé« 

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Du côté du syndic Unité SGP Police :  « On ne choisit pas le type de délinquance sur lequel on intervient ou le type de personne à contrôler. C’est très mal passé. Alors, puisque nous sommes racistes, nous n’allons plus contrôler. Puisque nous sommes violents lorsque nous interpellons, nous n’interpellerons plus ».

La reprise des manifestations, il y a une quinzaine de jours, et la dénonciation de violences policières ont mis les forces de l’ordre sur le devant de la scène. L’article 24 de la loi sur la sécurité globale a mis le feu aux poudres. « Certes Emmanuel Macron est le président de tous les Français mais les manifestants ne sont pas tous les Français, insiste Philippe Lavenue. Globalement, les Français aiment leurs policiers. Le Président se prend au jeu de l’ultragauche« .