Isère : 200 policiers refusent d’être accusés de violents et racistes. Ils sont prêts à rendre les armes

©️KMV Khrys Monteur Vidéo

180 policiers isérois réagissent notamment au propos d’Emmanuel Macron lors de son interview pour le journal « Brut » et aux accusations de « violences policières » et de « racisme ». Ils ont déjà déposé une demande de rupture conventionnelle.

Pour le moment, ils ont cessé les patrouilles et les contrôles. Ils n’interviennent que sur les urgences. « C’est proprement scandaleux, de la part d’un président de la République de ne pas soutenir sa police uniquement dans le but de répondre à une minorité bruyante, alors que pendant des mois, lors des manifestations, c’est cette police qui a été le dernier rempart en protection des symboles de la République que sont les ministères ou les préfectures. Cela fait trop longtemps que les policiers sont cloués au pilori et qu’on leur met sur le dos tous les maux de la France. Cela fait des années qu’ils tiennent, ils n’en peuvent plus ! » s’insurge Yannick Biancheri, secrétaire départemental en Isère du syndicat de police Alliance.

À tel point que sur les 523 policiers en tenue qui œuvrent dans la circonscription de police de Grenoble, 130 ont d’ores et déjà déposé des demandes de rupture conventionnelle. A Vienne, ils sont une trentaine et une grosse dizaine à Bourgoin-Jallieu ou encore à Voiron.

« Au cours de ces dernières années, nous avons déploré trop de suicides dans nos rangs et vu beaucoup de collègues démissionner. Ce qui se passe ne fait qu’amplifier le malaise. On ne peut pas assurer la protection des autres en prenant autant de risques et en en faisant courir à nos familles si on n’a même pas le soutien de notre Président ! »

« On parle toujours de “ violences policières” mais beaucoup moins des violences que subissent les policiers ! Or, c’est tous les jours ! Et, jusqu’à preuve du contraire, nous, nous avons le droit de recourir à la violence ! Quand quelqu’un en face de nous se montre violent, on est autorisé à user de la force. Quand on voit ce qui s’est passé à Paris, comment ne pas être écœuré ? Les collègues mis en cause dans l’affaire Zecler ont été mis en prison, direct ! Elle est où la présomption d’innocence ? Il y a des gens qui agressent, qui volent, qui violent et qui n’y vont jamais en prison !« , s’agace-t-il dans le journal Le Dauphiné.