Surveillants tabassés, ébouillantés, humiliés. Un mouvement de protestation prévu lundi dans toutes les prisons Françaises

Des graves agressions se sont déroulées dans les prisons françaises ces derniers jours. De véritables tentatives de meurtre. Surveillants ébouillantés, étranglés et même agressés devant leur domicile. La situation est grave.

Alors qu’avant le danger se trouvait le plus souvent à l’intérieur des prisons, il est maintenant pire à l’extérieur. C’est l’expérience qu’a vécue une première surveillante du centre pénitentiaire de Liancourt ce jeudi 10 décembre alors qu’elle s’apprêtait à rentrer chez elle après son service. Elle a été lynchée par un individu à coup de barre de fer. C’est son mari, entendant des cris qui viendra la secourir. Elle sortira de l’hôpital avec 17 points de suture.C’est également l’expérience qu’a fait un surveillant du centre de détention de Salon-de-Provence le 30 novembre ou encore un agent du centre pénitentiaire de Fresnes le 21 novembre qui se fera frapper par un ancien détenu devant sa femme son enfant.

Les surveillants sont devenus des cibles à l’extérieur comme ils l’ont toujours été à l’intérieur où les attaques sont de plus en plus violentes.
Ce vendredi 11 décembre, deux surveillants du centre pénitentiaire de Beauvais étaient blessés dont un plus sérieusement après l’attaque d’un détenu placé au quartier d’isolement. À l’ouverture de la porte de cellule, le détenu jetait une casserole d’eau bouillante en plein visage du surveillant et tabassait le second. L’agent gravement brûlé au niveau de la tête est des bras était évacué en urgence à l’hôpital.

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Le même jour mais cette fois dans l’établissement pour mineurs d’Orvault, un surveillant recevait un violent coup de poing dans la tempe par un jeune détenu. Pire encore, et toujours le vendredi 11 décembre à Pau, un détenu a agrippé le cou d’un fonctionnaire afin de l’étrangler.
Ce jour-là, le surveillant s’était « vu partir… » Heureusement ses collègues parviendront à faire lâcher l’agresseur qui se trouvait déjà au quartier disciplinaire. Autant de faits en quelques jours qui démontrent à quel point la pénitentiaire va mal.

En 2018, 20.665 actes de violences physique envers le personnel pénitentiaire étaient remontés par la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP). Le syndicat FO Pénitentiaire à annoncé un premier mouvement de contestation ce dimanche en déclarant que des retards de prises de service seront effectués dès demain, lundi 14 décembre, dans les prisons de l’hexagone. Une action de soutien aux personnels blessés mais également pour dénoncer l’insécurité des agents.

Des actions auxquelles tous les agents doivent se sentir concernés et qui, en fonction de leurs suivis en entraîneront d’autres beaucoup plus importantes. Une nouvelle crise de la pénitentiaire pourrait voir le jour si les agents font preuve de solidarité et de détermination. Les prochains jours nous le diront.