Tours : L’incompréhension après la condamnation à six mois de prison avec sursis d’un policier pour une gifle donnée dans des conditions très précises

© SICoP - Police nationale Twitter : @PoliceNationale

Un policier a été condamné à six mois de prison avec sursis et interdiction d’exercer pendant dix-huit mois pour avoir giflé un homme lors d’une intervention, alors qu’il affirme avoir voulu le ranimer.

Les faits se sont déroulés le le 28 juillet dernier, ce jour là, un homme, connu des services de police, « alcoolisé et/ou sous ecstasy » exhibait son sexe et perturbait les promeneurs avant de se jeter dans l’eau relate Ouest-France

Une patrouille de police, deux femmes et un homme sont intervenus. le policier, très bien noté par sa hiérarchie, a dit avoir « procédé au geste technique qui s’imposait : une stimulation faciale pour ranimer l’individu ».

L’avocat du policier explique « Le fonctionnaire de police qui exécutait un geste de secours se retrouve comparant devant une juridiction répressive sur la simple dénonciation, non pas d’une victime mais d’un citoyen lambda […] Il n’y a même pas eu de dépôt de plainte ».

Pour le procureur de la République de Tours, Grégoire Dulin, le policier a « failli aux valeurs fondamentales de la police nationale, aux missions d’assistance et de protection ». Il demande une peine de huit mois d’emprisonnement avec sursis et l’interdiction d’exercer ses fonctions pendant dix-huit mois avec exécution provisoire.

Le tribunal l’a condamné ce 14 décembre à une peine de six mois avec sursis et une interdiction d’exercer pendant dix-huit mois avec exécution provisoire « pour violence volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique ».

La vingtaine de collègues du policier présents lors de l’audience n’en reviennent pas, pour eux la condamnation est « scandaleuse et inédite ». L’avocat du fonctionnaire juge cette sanction disproportionnée et a décidé avec son client de faire appel.