Grasse : Oubliés dans les parloirs, les visiteurs ont dû s’évader de la prison pour en sortir

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Cette semaine, à la maison d’arrêt de Grasse, un couple venu rendre visite à son fils incarcéré a été « oublié » dans le box des parloirs. Ils ont dû casser une vitre afin de se libérer.

Les faits se sont produit mercredi après-midi. Après le rendez-vous parloirs qui a duré 45 minutes, le couple âgé d’une cinquantaine d’années attendait qu’on vienne les chercher mais personne n’est venue.

Pendant plus d’une demi-heure, ils ont tenté de se libérer en cassant notamment la vitre de la porte du côté des visiteurs.

« Nous avons appelé, crié, tapé contre la porte en vain. Nous avons été pris de panique, explique la dame. Mon mari a tenté de casser la vitre à coups de pied. Elle a fini par se casser. J’étais tellement paniquée que je ne me suis pas rendu compte que je me blessais à la main sur les bouts de verre qui restaient. J’ai cru mourir dans cette pièce! » Son époux, lui, se coupe le pied. relate le journal Nice Matin.

Une fois arrivé dans le couloir qui dessert les parloirs, le couple a fait des grands signes vers les caméras pour qu’on les aperçoit. Une surveillante verra le couple et préviendra son chef. Le couple sera pris en charge, installé dans une pièce et réhydraté avant d’être reçu par le directeur de la prison qui leur a adressé des plus plates excuses.

Mais le le couple n’a pas souhaité en rester là. Nous avons été privés de liberté. C’est une faute grave. Nous avons écrit au défenseur des droits. Nous écrirons à la cour internationale des droits de l’Homme et au ministre de la Justice, Eric Dupont Moretti. Cette histoire ne restera pas sans suite. »

De son côté, le directeur de la prison ne minimise pas l’incident. Une enquête administrative a été ouverte afin de comprendre ce qui s’est passé.

Nous écoutons les agents les uns après les autres. Nous recueillons minute par minute le déroulé de ce parloir pour connaître la nature de l’erreur et y remédier. Il s’agit probablement d’une erreur humaine sans volonté de nuire. Une erreur comme il peut en arriver lorsqu’il y a gestion humaine. Le service du parloir est tenu par de jeunes agents et des stagiaires qui sont en apprentissage. Pour l’instant nous n’avons pas toutes les réponses. Mais si les procédures n’ont pas été respectées, il y aura des conséquences. » Explique le directeur.