Osny : Prière collective dans les Quartiers d’Évaluation de la Radicalisation (QER). La colère des surveillants.

Illustration ©️Pixabay

Les Quartiers d’Évaluation de la Radicalisation (QER) peinent à convaincre, notamment celui de la maison d’arrêt d’Osny, ouvert en février 2017.

Ces quartiers doivent permettre d’évaluer les détenus, par l’intervention de tous les acteurs de la détention, afin de les orienter ensuite en fonction de leur dangerosité dans différents établissements pénitentiaires.

Pour les syndicats de la maison d’arrêt d’Osny, il est temps que la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) change de toute urgence de stratégie. Deux incidents survenus ces dernières semaines ravivent la colère du personnel de la prison.

Fin décembre, un détenu avait effectué un appel à la prière sur la cour de promenade du QER. L’homme avait provoqué un tapage en frappant violemment sur la porte d’accès de la promenade à la suite du rappel à la loi dont il avait fait l’objet.

Même problème en ce début d’année, quatre détenus de ce quartier dont le mis en cause de décembre et un détenu terroriste islamiste ont effectué une prière collective au même endroit. Pour les syndicats, il n’y a pas de coïncidences mais une simple traduction de la prépondérance du groupe et de son influence sur les comportements individuels.

L’ensembles des syndicats de la prison en arrivent à la même conclusion, toutes les expériences de prise en charge menées conjointement par le ministère de la Justice et la DAP se soldent par des résultats peu probants et revendiquent la création de structures pénitentiaires étanches et adaptées aux profils des détenus incarcérés dans le cadre d’affaires en lien avec le terrorisme islamiste.