Tarascon : En voulant intervenir sur un feu de cellule, les surveillants se rendent compte qu’ils n’ont aucun équipement de protection

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Ce vendredi 8 janvier, un feu a été allumé par un détenu dans une cellule du centre de détention de Tarascon. Un drame a été évité de peu grace au professionnalisme des surveillants. Mais visiblement pas grâce à la direction.

Après le déclenchement de l’alarme incendie, une équipe de surveillants s’est rapidement formée afin d’intervenir et de venir en aide au détenu dans sa cellule en feu. Ce dernier disait « vouloir mourir » avant de déclencher l’incendie.

Mais comme le veut la procédure dans ce genre d’incident, les agents doivent intervenir le plus rapidement possible avec des moyens de sécurité, à savoir, un casque, une veste, des gants, et un appareil respiratoire isolant. Ce matériel est stocké dans des casiers scellés prés à l’emploi.

Mais surprise ce jour-là, à l’ouverture des casiers, le matériel n’y était pas. La direction de l’établissement demande alors aux agents d’intervenir sans protection. « On marche sur la tête » s’insurge le Syndicat FO Pénitentiaire dans un communiqué. les agents prendront la décision de récupérer le matériel sur un autre poste de la prison. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Au moment d’enfiler l’appareil respiratoire isolant sur le visage, les lanières se cassent sur plusieurs masques. Puis c’est au tour de la lance à incendie d’être trop courte pour atteindre la cellule.

Grâce à leur professionnalisme, les surveillants parviendront tant bien que mal à sortir le détenu de la cellule en feu et tenteront d’éteindre les flammes pendant que la direction ordonnait de faire « évacuer sans aucune sécurité, les détenus de l’aile » déclare le syndicat.

Les surveillants parviendront à circonscrire le sinistre avec l’aide des sapeurs-pompiers arrivés en renfort. Le syndicat FO Pénitentiaire « félicite tous les agents pour leurs professionnalismes et demande des récompenses locales et régionales, pour avoir effectué leurs missions en ayant été volontairement mis en danger par la direction.«