Covid-19 : Reconfinement inévitable. Olivier Véran sera en direct ce soir à 20h sur TF1

©️ Sicom-urgence.fr

Les infectiologues préviennent qu’un confinement est inévitable en raison du développement express des variants. Olivier Véran sera sur TF1 à 20h, mais aucune « grande annonce » n’est attendue

Une semaine après l’annonce du couvre-feu avancé à 18h sur le tout le territoire, Olivier Véran sera sur le plateau de TF1 à 20h, mais il ne faut pas attendre de « grande annonce« , indique une source proche du gouvernement. Il n’y aura « pas d’évolution des restrictions nationales cette semaine« , a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. « Nous donnons sa chance à ce (dispositif), il est possible que cette mesure permette de freiner la circulation du virus encore davantage dans notre pays« , a-t-il ajouté, alors que certains médecins plaident déjà pour un reconfinement.

Mais « on peut se poser la question de savoir si ce confinement, dans la mesure où les vaccins arrivent (…), ne pourrait pas être proposé—et d’ailleurs le conseil scientifique l’a proposé—aux gens les plus à risque?« , a suggéré sur RMC/BFM-TV l’infectiologue de l’hôpital Cochin, Odile Launay. « Ce sont eux qui vont être très vite vaccinés, qui sont le plus à risque d’être hospitalisés, de faire des formes graves« , a-t-elle poursuivi, et « ça permettrait de maintenir une certaine vie économique et en particulier pour nos plus jeunes d’envisager de reprendre une vie, de reprendre la fac« .

2 800 personnes étaient mercredi soir en service de réanimation. 25 000 nouveaux cas par jour sont détectés et la France compte une moyenne actuelle de 400 décès par jour.

À Lire :  🔴 Coronavirus. « La vague est là », « nous devons rester unis », implore Emmanuel Macron

Depuis 10 jours, les patients en réanimation n’ont cessé d’augmenter. Le problème numéro 1, ce sont les variants : anglais, sud-africain, brésilo-nippon, bien plus transmissibles, certains peut-être même résistants aux vaccins.  

Selon le professeur Renaud Piarroux, chercheur en épidémiologie à l’institut Pierre Louis et chef de service à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, interrogé ce jeudi sur franceinfo, le variant britannique sera dominant en France « à partir du mois de mars ». Il entraînera alors une explosion du nombre de cas dans l’Hexagone. Comparable à ce que connaît le Royaume-Uni depuis le mois de décembre. Avec un pic d’hospitalisations trois à quatre fois plus important que lors des deux premières vagues.

« Pour l’instant ça monte doucement, mais cela va ensuite monter vite. La seule solution serait de reconfiner très rapidement. Car plus on attend, plus la saturation des hôpitaux sera longue à faire redescendre, en raison de l’inertie. On parle alors en mois. »

professeur Renaud Piarroux

Le gouvernement refuse pour l’instant de l’évoquer, même si le scénario serait sur la table comme l’évoque Europe 1. Mais l’exécutif préfère attendre de connaître l’effet du couvre-feu à 18 heures sur la propagation de l’épidémie. Le 14 janvier dernier, Jean Castex avait d’ailleurs donné rendez-vous dans au moins 15 jours. Si les chiffres de l’épidémie venaient à déraper trop vite, le gouvernement devrait revoir sa copie, très rapidement.