Covid-19 : le variant anglais qui arrive en France « peut être lié à un degré plus élevé de mortalité », prévient Boris Johnson

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Selon le Premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson ce vendredi 22 janvier, « il semble maintenant qu’il existe des preuves que le nouveau variant (…) peut être lié à un degré plus élevé de mortalité. »

Une annonce qui confirme les pires craintes. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé ce vendredi 22 janvier que le variant du nouveau coronavirus détecté dans son pays semblait bien être, non seulement plus contagieux, mais aussi plus mortel.

Ce variant est déjà présent dans une soixantaine d’autres pays.

Covid-19 : le variant britannique aurait «un degré de mortalité plus élevé», indique Boris Johnson par Le Parisien

Celui-ci, qui se transmet 30 à 70% plus facilement, est jugé responsable de la sévérité de la deuxième vague de nouveau coronavirus qui frappe actuellement le Royaume-Uni. « Il semble également maintenant qu’il existe des preuves que le nouveau variant, le variant qui a été identifié pour la première fois à Londres, et dans le sud-est (de l’Angleterre), peut être lié à un degré plus élevé de mortalité », a déclaré Boris Johnson lors d’une conférence de presse à Downing Street.

Pour les hommes âgés d’une soixantaine d’années, le risque de mortalité atteint 13 à 14 sur 1.000 avec le nouveau variant, contre 10 sur 1.000 avec la précédente forme de virus, a comparé le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance.

« Je tiens à souligner qu’il y a beaucoup d’incertitude autour de ces chiffres », a-t-il nuancé, mais il y a une « inquiétude qu’il y ait eu une augmentation de la mortalité ainsi qu’une augmentation de la transmissibilité ». Des études sont en cours partout dans le monde pour déterminer les raisons de cette plus forte contagiosité.

D’autres variants, dont l’un initialement détecté en Afrique du Sud, inquiètent eux aussi la communauté internationale. « Ils ont certaines caractéristiques qui les rendent moins sensibles aux vaccins » et sont « plus préoccupants » que le variant britannique, a jugé Patrick Vallance.

Pays le plus endeuillé d’Europe par la pandémie avec près de 96.000 morts (1.401 de plus en 24 heures selon le dernier bilan), le Royaume-Uni s’est reconfiné pour la troisième fois pour tenter d’endiguer une nouvelle vague de l’épidémie, attribuée à ce variant beaucoup plus contagieux.

En France, la menace d’un durcissement des mesures plane. « L’hypothèse du confinement est de plus en plus probable », a déclaré ce vendredi à l’AFP une source gouvernementale, en citant des projections rendues publiques par l’Inserm et l’Institut Pasteur qui prévoient une hausse exponentielle de l’épidémie, précisément à cause du variant anglais.

« Si on voit dans les jours à venir des effets positifs du couvre-feu à 18h, on se dira peut être qu’on a encore une ou deux semaines de marge de manoeuvre. Mais ça nous semble peu probable que cela soit suffisant », a ajouté cette même source.

Jeudi soir, sur le plateau de TF1, le ministre de la Santé Olivier Véran avait déclaré vouloir « donner sa chance » au couvre-feu alors que le nombre de cas positifs s’est stabilisé la semaine dernière à 128.551 peut-on lire sur ACTUOrange.