Marseille : Policier roué de coups. L’agresseur libéré sans aucune charge contre lui

© Brice Lapointe Productions

Dimanche dernier, un policier en repos a été roué de coups par plusieurs individus à Marseille. Un suspect a été interpellé et reconnu formellement par la victime. Mais ce dernier a été remis en liberté sans aucune charge contre lui.

Comme le relate ACTU17, c’est lors d’une balade en VTT qu’un policier affecté à la CRS 50, basée à la Talaudières près de Saint-Etienne s’est retrouvé pris à partie par qu’âtres individus.

Il y avait quatre jeunes sur deux motocross qui s’amusaient à passer tout près de lui. Le quatuor profitait de chaque passage pour lui projeter des pierres et de la terre avec ses motos. Jusqu’à ce que le policier, qui n’a pas fait état de sa fonction, leur demande de bien vouloir arrêter. Mais la situation s’est vite envenimée.

Les quatre jeunes sont descendus de leurs motos et ont roué de coups le policier. « Son casque de vélo a été cassé sous la violence des coups et ses affaires personnelles, notamment son téléphone et son vélo, ont été jetées dans le ravin », précise une source policière.

À Lire :  🇫🇷 Doubs : Des policiers insultés lors d'une intervention. Deux d'entre eux visés par de l'ammoniac.

Alertés, les collègues de la victime parviendront à interpeller l’un des individus qui sera formellement reconnu comme faisant partie des quatre agresseurs. Âgé de 20 ans, il sera placé en garde à vue.

Le policier qui présentait deux plaies saignantes à la tête et de nombreuses contusions, s’est vu attribuer 5 jours d’Incapacité totale de travail (ITT). Le mis en cause a finalement été remis en liberté et aucune charge n’a été retenue contre lui. Sollicité, le parquet de Marseille était injoignable explique ACTU17.

Pour le syndicat Unité SGP Police « Encore une fois, la justice est passée mais sans laisser de traces. Les seules traces seront donc les stigmates de l’agression subie par notre collègue de la CRS 50 en déplacement à Marseille », déplore-t-il. « Quand les agresseurs ont plus de droits que les victimes, il ne faut pas s’étonner de l’état de déliquescence de notre société. »