Prisons : Plusieurs clusters identifiés, notamment en île-de-France

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Plusieurs prisons d’île-de-france sont identifiées comme étant des clusters suite à de nombreux cas positifs au coronavirus. Ces derniers jours, les cas de Covid-19, touchant les détenus et le personnel, flambent dans plusieurs prisons de la région parisienne, notamment à Fresnes, déjà touchée lors du 2e confinement, à Nanterre (Hauts-de-Seine) et à Réau (Seine-et-Marne) confirme le directeur Interrégional des services pénitentiaires de Paris, Laurent Ridel.

À Fresnes, la troisième division du centre pénitentiaire compte au moins 60 détenus et 20 agents pénitentiaires positifs. Il y a également au Mons 96 cas contacts. La situation est délicate dans cette division qui compte 500 à 600 détenus.

Cette situation évolue de jour en jour explique le syndicat FO au journal Le Parisien. de nouveaux cas positifs sont découverts chaque jour. Pour l’heure, et afin de limiter les risques, « Les familles n’ont plus le droit d’apporter du linge aux détenus en attendant les résultats des tests. » explique Laurent Ridel.

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Par chance, aucun cas grave n’est à déplorer pour le moment. Cependant, le syndicat FO Pénitentiaire ne « comprend pas pourquoi les parloirs sont maintenus alors qu’en octobre ils étaient fermés et la pandémie n’était pas aussi forte. » D’autant que de nouveaux cas positifs ont été décelés cette fois en deuxième division.

La prison de Nanterre est également touchée par l’épidémie. Elle concerne principalement les surveillants avec 30 cas positifs sur un total de 200 agents.

Même son de cloche au centre pénitentiaire de Réau. c’est cette fois le quartier pour détenue femme qui est concerné. « 11 femmes sur 12 cas sont positives » indique Laurent Ridel.

A Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe, trois surveillants ont été testés positifs.