Moselle : Le tournage d’un clip de rap termine en scène de guérilla urbaine. Quatre policiers blessés.

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Quatre policiers ont été blessés au quartier de la Carrière à Saint-Avold en Moselle.

Un clip de rap réunissant une cinquantaine de jeunes, la plupart vêtus de noir a dégénéré. Comme le relate le Républicain Lorrain, les riverains ont vu arrivé de grosses berlines et le tournage sauvage a commencé.

Le tournage de ce clip, organisé par un rappeur du quartier était organisé sans déclaration et sans respect des gestes barrières. Les protagonistes ne portaient pas de masque. Des habitants ont fait appel aux forces de l’ordre.

À l’arrivée des policiers, la bande s’est réfugiée sur un talus avant d’insulter les fonctionnaires et de les provoquer. L’un d’eux, « l’artiste », qui venait d’inhaler du gaz hilarant était en possession d’un mortier et l’a tiré en direction de deux fonctionnaires, les blessant à l’oreille. Ils souffrent d’une perte de l’audition et sont toujours en arrêt de travail.

Un second équipage a tenté d’interpeller un individu mais celui-ci ne s’est pas laissé faire. il est parvenu à prendre le dessus en fauchant l’adjointe de sécurité qui est tombée lourdement au sol, en tentant de la frapper à coups de pieds et de poings. Comme l’explique le quotidien régional, un autre policier a été blessé à la main. Il a fallu le renfort de la section d’intervention de Metz (un groupe formé pour le maintien de l’ordre public) pour mettre fin à ces exactions.

Les forces de l’ordre ont procédé à six interpellations, de la drogue a été retrouvée dans l’une des berlines. Un drone ayant servi au tournage du clip a été saisi. Les images ont montré que plusieurs figurants étaient en possession d’armes, pistolet et couteaux. Des coups de feu ont été tirés lors du clip mais aucun révolver n’a été retrouvé.

L’un des individus, bien connu des services de police, était porteur d’un bracelet électronique (affaire de violence) et était en possession d’un poing américain. L’homme devra s’expliquer devant le juge. Les cinq autres mis en cause ont été laissés libre à l’issue de leurs auditions.