Voici le coût mensuel exorbitant de la détention de Salah Abdeslam. Vous n’allez pas en croire vos yeux

Salah Abdeslam et Hamza Attou, le 14 novembre (DR)

Salah Abdeslam est incarcéré depuis 2016 dans la plus grande maison d’arrêt d’Europe, Fleury-Mérogis dans l’Essonne. Le Ministère de la Justice vient de communiquer l’ampleur des moyens financiers déployés afin de détenir et assurer la surveillance permanente du djihadiste.

Il est le seul en France à être incarcéré de la sorte. Il se trouve à l’isolement dans la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Accusé d’avoir pris part aux attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam fait l’objet de mesures de sécurité drastiques.

Depuis le premier jour de son incarcération, il est sous vidéosurveillance 24H/24. Il mobilise à lui seul, cinq cellules. l’une des cellules attenantes à celle qu’il occupe quotidiennement est laissée libre et équipée, en cas d’incident. Une autre cellule voisine reste vide, pour des raisons de sécurité. Le dispositif de surveillance des gardiens est abrité dans une quatrième cellule. Enfin, le détenu utilise occasionnellement une cinquième cellule, équipée d’un rameur et d’un vélo rapporte le journal Capital.

Pour assurer sa surveillance, huit surveillants se relaient jour et nuit, rien que pour lui. Tout cela a un coût. 97 euros par jour pour la nourriture, le blanchiment du linge et le chauffage de sa cellule. Mais, “ce coût est celui de n’importe quel détenu à Fleury-Mérogis”, précise la Chancellerie.

L’installation du système de vidéo-protection : 16.000 euros. Le dispositif de brouillage afin d’éviter toute communication téléphonique illicite : 190.000 euros.

Mais le plus coûteux reste la rémunération des huit agents pour assurer sa surveillance : 397.000 euros par an.

Depuis 2016, on peut donc considérer que Salah Abdeslam à couté à l’État français la somme d’au moins 2.400.000 euros et qu’il continue à coûter 36.000 euros par mois.

Salah Abdeslam, unique survivant des commandos terroristes du 13 novembre sera jugé devant la Cour d’assises spéciale de Paris, à compter du 8 septembre 2021.