Nancy : Un drone lesté au cannabis s’écrase dans la prison. Une enquête a été ouverte

Un drone lesté de stupéfiants s’est crashé dimanche, dans le centre pénitentiaire de Nancy. Il a été retrouvé dans une zone interdite par l’équipe locale de sécurité pénitentiaire (ELSP). C’est la première fois qu’un tel engin pénètre cet espace sécurisé. Une enquête a été ouverte par le parquet.

Ce genre de pratique devient presque habituel dans les prisons françaises. Très régulièrement, les établissements pénitentiaires sont « visités » par des drones. Certains sont utilisés pour faire du repérage quand d’autres servent aux livraisons en tous genres.

Dimanche 21 février, dans l’après-midi, un drone noir équipé de quatre rotors et d’une caméra ainsi que d’une sorte de ficelle au bout de laquelle était fixé un paquet contenant des stupéfiants, a été retrouvé dans le glacis rapporte le journal l’Est Républicain. Un espace interdit et sécurisé qui fait partie intégrante de l’enceinte pénitentiaire.

L’engin a dû subir un problème technique pour ne pas arriver au bon endroit cette fois. Mais les craintes des surveillants restent grandes. Comme l’explique Fadila Doukhi, (FO-Pénitentiaire) pour le journal, « la crainte c’est qu’un jour, une arme à feu entre en détention par le biais d’un de ces engins »

De son coté la direction de l’établissement a préféré démentir le fait. qu’un drone avait été retrouvé rapporte le quotidien. Mais le parquet de Nancy a confirmé de son côté cette inquiétante découverte et a ouvert une enquête qui est confiée aux policiers de la Sûreté départementale. « Ce drone a été découvert lors de la ronde effectuée par l’ELSP (équipe locale de sécurité pénitentiaire). L’engin était lesté d’un pochon contenant de la substance semblant être de la marijuana et du cannabis », confirme François Pérain, le procureur de la République.

À côté de l’engin, « ont été découverts un téléphone portable avec deux câbles USB et un sachet contenant 100 grammes d’une substance blanche non identifiée. Cette poudre pourrait être de l’héroïne mais une analyse toxicologique s’avère indispensable pour déterminer avec certitude la nature du produit », note encore le procureur.

Les investigations pour « trafic de stupéfiants, tentative d’introduction d’un objet interdit au sein d’un établissement pénitentiaire, télépilotage d’un aéronef sans personne à bord au-dessus d’une zone interdite », ne font que débuter.