Lot-et-Garonne : Une interpellation dans un camp du voyage vire à l’affrontement. « Ils ont été lynchés »

© Quentin Mercedes

Deux policiers ont été blessés ce samedi à Agen dans le Lot-et-Garonne.

Tout commence vers 2 heures du matin. Une patrouille de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) circulent au Passage quand ils aperçoivent un véhicule rouler à grande vitesse avec quatre ou cinq personnes à son bord.

Comme le relate Sud-ouest, les policiers vont essuyer un refus d’obtempérer. La patrouille de la BAC prend en chasse le véhicule et parvient quelques minutes plus tard à le bloquer. Le conducteur et les passagers descendent de la voiture et fuient en courant. L’un d’eux est très vite arrêté par l’un des deux agents de la BAC tandis que son collègue poursuit un fuyard qui pénètre dans le camp des gens du voyage voisin.

Quand le policier rentre dans le camp, il est accueilli par plusieurs individus. Un syndicaliste explique « Quatre personnes lui sont tombées dessus. Il a essuyé des jets de cailloux puis des coups de pied et des coups de poing. Il a fait usage du pistolet Taser pour neutraliser un agresseur mais il a été contraint de relâcher son impulsion en raison des violences commises par les autres belligérants. Il est allé au sol et s’est mis en position fœtale pour se protéger comme il pouvait avant de lancer un message de détresse grâce à sa radio ».

Deux policiers et un adjoint de sécurité vont arriver en renforts. « 25 personnes font face aux policiers qui sont clairement en infériorité numérique. Un des fonctionnaires de police secours est à son tour projeté au sol et reçoit des coups. C’est un véritable lynchage. Un deuxième usage de taser n’y fait rien. Il faudra le renfort des collègues de la police municipale d’Agen afin de rétablir le calme. L’agent de la BAC qui a été roué de coups a néanmoins reçu à l’arrière du crâne un coup de bouteille qui a nécessité un transfert à l’hôpital par les pompiers. Il est en arrêt de travail à ce jour » explique le syndicaliste au quotidien régional.

Deux personnes ont été interpellées, l’une majeure et l’autre mineure, bien connues de la justice. Elles sont actuellement en garde à vue. Elles devraient être déférées ce dimanche. Une mise en examen devant le juge des enfants devrait intervenir. Le majeur pourrait être présenté en comparution immédiate lundi devant le tribunal correctionnel.