L’hommage à Aurélia, la policière de 25 ans qui s’est suicidé, a été interdit par la préfecture. Collectifs et syndicats montent au créneau

La préfecture de police de Paris a tout simplement interdit le rassemblement en hommage à Aurélia, jeune policière de 25 ans qui s’était suicidée avec son arme de service au mois de septembre 2020 quelques minutes après avoir enregistré un message vidéo dans lequel elle soulignait le rôle de l’administration dans sa descente aux enfers. Dans cette vidéo, elle désignait sans les nommer des collègues qui avaient pris, selon elle, un certain plaisir à la faire sombrer davantage et déplorait le manque de soutien d’une partie de sa hiérarchie après la grave blessure (des fractures) qu’elle avait endurée à la suite d’une course-poursuite.

le collectif Hors Service, l’association FFOC, les syndicats Vigi et FPIP ont alors donné une conférence de presse pour parler du suicide de leur collègue. La ressemblent a été annulée par la préfecture de police, la veille de l’événement. Lors de la conférence, la vidéo-testament de la policière a été entendue (sans image, «par respect pour elle», ainsi que l’a précisé un membre de l’association Hors Service).

Comme le relate le journal RT France, lors de la conférence les policiers militants ont particulièrement insisté sur la notion de syndrome de stress post-traumatique que vivent selon eux de nombreux membres des forces de sécurité. Ils ont également déploré que cette situation difficile ne soit pas reconnue par l’administration, au contraire de ce qui est pratiqué dans les armées.

RT France

Aurélia était affectée au commissariat de Sartrouville dans les Yvelines. Elle avait été retrouvée morte à son domicile. Elle avait utilisé son arme de service pour mètre fin à ses jours. Elle n’avait que 25 ans.