Saint-Martin-de-Ré : Condamné à perpétuité, le détenu s’accuse du meurtre d’Estelle Mouzin

Philippe Pacque, un détenu de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, s’accuse du meurtre d’Estelle Mouzin. Selon le ministère public, « il veut seulement faire parler de lui ».

L’homme n’en est pas à son coup d’essai. Condamné à perpétuité en 1987 pour l’assassinat d’une auto-stoppeuse de 16 ans et tentative d’assassinat sur son éducatrice en 2014, Philippe Pacque n’hésite pas à s’accuser des « pires horreurs », de viols et de meurtre d’enfants comme celui d’Estelle Mouzin en donnant moult détails sordides, relate sud-ouest.

Le procureur a expliqué au quotidien régional que « la brigade de recherches de la gendarmerie de La Rochelle a pris contact avec celle d’Amiens. C’est du pipeau total. » en effet, celui-ci était déjà incarcéré au moment des faits.

« Pendant que les militaires vérifient, ils ne peuvent pas travailler sur autre chose, s’irrite le ministère public. Tout ce qui l’anime, c’est de faire parler de lui. Ça l’amuse, c’est un jeu pour lui. Il écrit à la juge d’application des peines qu’il la tuera quand il en aura l’occasion. C’est pleinement assumé puisque c’est écrit noir sur blanc. Ce n’est pas la première fois. J’hésitais même à le poursuivre. C’était lui faire beaucoup trop d’honneur que de lui accorder notre temps. »

Un an de prison ferme a été requis pour ces outrages et la dénonciation mensongère. Le tribunal a suivi le ministère public. La fin de la période de sûreté de Philippe Pacque est prévue pour 2030.