Covid-19 : Un nouveau variant breton indétectable inquiète les autorités

Identifié la semaine dernière à Lannion, dans les Côtes d’Armor, un variant inquiète l’Agence régionale de santé, qui tient une conférence de presse ce mardi. Ce nouveau variant du Covid-19 peut être indétectable par test PCR classique mais apparaît sur des prélèvements respiratoires profonds.

Dans un communiqué distribué tardivement lundi soir, la Direction générale de la santé confirme dans un premier temps qu’un nouveau variant a bien « été détecté dans le cadre d’un cluster au centre hospitalier de Lannion, dans les Côtes-d’Armor. Le 13 mars, 79 cas ont été identifiés, dont 8 cas porteurs du variant, confirmés par séquençage ».

Si l’apparition de variants est un processus naturel permettant au virus, par le biais de mutations au fil du temps, d’assurer sa « survie », certaines formes peuvent se révéler plus dangereuses ou contagieuses. À l’heure actuelle, trois variants dans le monde sont considérés comme préoccupants, à savoir ceux détectés en Angleterre, Afrique du Sud et Japon (mais sur des voyageurs venant du Brésil, d’où son nom commun de « variant brésilien »).

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Il existe toutefois une deuxième catégorie de variants, surveillés par la communauté scientifique internationale en raison de leurs caractéristiques génétiques potentiellement problématiques, mais qui ne circulent pour l’instant qu’à moindre échelle. Le « variant breton » appartient à ce groupe.

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« Les premières analyses de ce nouveau variant ne permettent de conclure ni à une gravité ni à une transmissibilité accrues par rapport au virus historique, a indiqué la DGS dans son communiqué du 15 marsDes investigations approfondies sont en cours, afin de mieux connaître ce variant et son impact. » La virulence du virus n’est pas encore mesurable : « Il n’y a pas eu assez de cas, mais il y a eu des formes graves et il y a eu des décès. Il n’a pas l’air moins virulent que celui qu’on connait » a précisé le Pr Tattevin. Selon Le Télégramme, plusieurs malades positifs au variant breton avaient déjà contracté le virus classique une première fois.