Montauban : Un forcené, armé d’un couteau se jette sur un policier. Ce dernier ouvre le feu

©️Stéphane Bommert

Les faits se sont produits vendredi 12 mars, dans la rue Frédéric-Cayrou à Montauban quand un homme armé d’un coteau de cuisine voulait voir sa fille qui se trouvait chez son ex-compagne.

Les policiers avaient été alertés par l’ex-concubine de l’individu. Ce dernier se trouvait devant chez elle, en état d’excitation sévère, armé d’un couteau et réclamé vouloir voir sa fille âgée de 15 ans.

Rapidement, une patrouille de police du GSP (groupe de sécurité de proximité) se porte sur les lieux et fait face à l’individu qui sort de son sac le couteau de cuisine de 20 centimètres. Des renforts sont demandés alors que ce dernier devient de plus en plus menaçant.

Soudain, l’individu hurle à l’un des policiers vers lequel il fonce son couteau à la main : « Je vais te tuer ! » L’un de ces fonctionnaires en civil qui a sorti son arme de service, recule alors que le forcené est en passe de lui mettre un coup de couteau, il tire alors deux fois en sa direction sans le toucher.

Mais rien ne l’arête, même pas les décharges des pistolets à impulsion électrique utilisés par les autres fonctionnaires. « Cela n’a eu aucun effet sur lui, il s’est lui-même retiré les croisillons (des dards projetés par le pistolet à impulsion électrique des policiers) », indique le procureur de la République, Laurent Czernik au journal La Dépêche.

 Le suspect se mettra ensuite à courir pour prendre la fuite, et lâchera son couteau au sol. Il sera finalement appréhendé non sans mal aux alentours de 19h30. Placé en garde à vue, il niera avoir voulu tuer le policier qui a fait feu sur lui.

Au terme de près de quarante-huit heures de garde à vue, le Montalbanais de 41 ans, originaire d’Haubourdin (Nord) et au casier chargé de onze mentions, a été déféré au palais de justice, dimanche soir.

Devant la gravité des faits, le procureur Czernik a décidé de criminaliser le dossier en requérant l’ouverture d’une information judiciaire pour tentative d’homicide sur une personne dépositaire de l’autorité publique ainsi que pour des violences avec arme sans ITT (incapacité totale de travail) vis-à-vis des sept autres policiers présents. Après sa mise en examen par l’une des juges d’instruction montalbanaise, le prévenu a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Beausoleil dans la soirée.