Marseille : Un policier percuté lors d’une course-poursuite. Ses collègues ouvrent le feu

©️Stéphane Bommert

Ce vendredi soir vers 21h30 une course-poursuite s’est engagée près de l’hôpital Louis Raffalli de la ville de Manosque. Un policier a été percuté. Ses collègues ont ouvert le feu.

Les faits se sont produits quand une patrouille du Groupe de sécurité de proximité (GSP) a repéré un véhicule suspect. Cette dernière a refusé le contrôle et s’est mise en fuite dans les rues de Manosque avant d’être coincé par des travaux.

À ce moment-là, trois policiers descendent de leur véhicule afin d’interpeller le conducteur du véhicule. Mais l’individu redémarre subitement et fonce sur les fonctionnaires. Percuté alors qu’il se trouvait derrière la portière de son véhicule, l’un des policiers est projeté dans un fossé. Il sera blessé à l’épaule relate le journal La Provence.

Face à la violence du choc, les collègues du policier blessé ouvrent le feu en direction du véhicule à au moins deux reprises. Mais le suspect âgé de 41 ans effectue un demi-tour et fait à nouveau face aux forces de l’ordre qui tirent plusieurs coups de feu.

Le chauffard parvient une nouvelle fois à prendre la fuite en empruntant l’autoroute A51 en direction des Bouches-du-Rhône, le tout à plus de 150 km/h et un pneu crevé. L’homme n’hésitera pas à percuter le Barrière de péage et se dirigera vers Marseille, en direction de l’hôpital de la Timone. Le véhicule sera signalé recherché.

Ce qui permettra à un CRS de l’apercevoir dans le IIIe arrondissement. Le policer ouvrira le feu également vers le véhicule qui continuera sa fuite avec deux pneus crevés cette fois.

L’homme est finalement interpellé et placé en garde à vue. Selon les informations du journal La Provence, de la cocaïne en faible quantité a été retrouvée dans son véhicule. Contrôlé positif, le fuyard, dont le permis de conduire avait été annulé, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour une peine de prison de quelques mois, souligne une source proche du dossier.

L’enquête judiciaire, ouverte pour refus d’obtempérer, violences avec arme par destination et usages de stupéfiants, a été confiée à la sureté urbaine départementale d’Aix-en-Provence. Elle vise également à déterminer si les policiers ont utilisé leur arme de service dans le cadre de la légitime défense.