PREJ de Béziers : 17 surveillants sur 26 sont positifs au Covid-19 ou cas contact. Un est en réanimation « Nous sommes en danger ! »

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Les surveillants du PREJ (Pôle de rattachement des extractions judiciaires) de Béziers tirent la sonnette d’alarme et s’inquiètent pour eux et leurs familles. Sur 26 agents, 17 sont positifs au COVID-19 ou sont cas contact au PREJ de Béziers.

Depuis vendredi, cinq personnels sont à l’arrêt, quatre à leur domicile, un hospitalisé en réanimation et dans un état grave. Douze sont cas contacts. Sur un ensemble de 26 agents pénitentiaires comme le détail le journal MidiLibre.

« Nous avons interpellé la direction interrégionale la semaine dernière, insiste Grégory Jalade, délégué régional FO. Rien n’a été fait. Ce n’est qu’un constat amer. Nous n’avons pas été entendus pourtant nous sommes en état de crise sanitaire. Nous avons demandé que la base de Béziers soit considérée comme un cluster. Rien ! Nos agents, mais aussi les détenus sont en danger. Ils sont où tous ces gens habituellement si prompts à déclencher des procédures disciplinaires à l’encontre des agents ? Ce n’est pas acceptable. Ils sont aux abonnés absents. Nous devons faire face à l’incompétence de nos responsables. »

Joints par téléphone par le journal MidiLibre, des agents du PREJ l’assurent : « Nous sommes en danger et nous mettons nos familles en danger. Nous devons mettre la base de Béziers sous cloche le temps que la crise sanitaire passe. Nos responsables doivent la rendre hermétique pour notre sécurité, celle de nos familles. Oui, soyons égoïstes, pensons à nous. Mais il est aussi du ressort de nos dirigeants de penser aux détenus que nous amenons vers les différentes juridictions. Si nous en contaminons, la prison de Béziers deviendra un foyer à Covid. »

Ce mardi matin encore, un agent précisait : « Nous vivons séparés au sein de notre foyer. J’ai contaminé mon fils. Nous vivons dans une même pièce et évitons tout contact avec mon épouse et ma fille. Et cela doit être pris en compte par notre hiérarchie qui n’a pas assuré notre sécurité. »

De son côté, l’administration pénitentiaire devrait donner des réponses à ses agents dans un court délai.