Manifestation des policiers devant l’Assemblée Nationale le 19 Mai : Gérald Darmanin annonce qu’il sera présent

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Lundi, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il serait présent mercredi lors de la manifestation des policiers devant l’Assemblée nationale.

C’est à l’occasion d’un déplacement au commissariat de Vernon dans l’Eure ce lundi que le ministre de l’Intérieur a fait son annonce. Mercredi, Gérald Darmanin se rendra devant l’Assemblée nationale où doivent se rassembler des milliers de policiers suite, notamment, aux récentes tragédies de ces dernières semaines avec les meurtres de Stéphanie Monfermé à Rambouillet le 23 avril et d’Éric Masson le 5 mai à Avignon. Mais aussi pour protester contre l’absence de réponses adéquates pour faire face aux violences dont ils sont la cible.

« La colère des policiers, elle est légitime parce que quand ils sont attaqués sans cesse par une partie de la classe médiatique, quand ils ont connu depuis dix ans le terrorisme dont ils ont été les premiers ciblés, quand ils ont connu un an de violences de la part d’une partie des Gilets jaunes tous ces samedis puisqu’il y a eu plus de 8000 blessés policiers et gendarmes, quand ils connaissent les agressions  notamment ce meurtre ignoble à Rambouillet et ce meurtre ignoble à Avignon, je peux comprendre leur colère », a assuré Gérald Darmanin.

« Moi qui suis le premier d’entre eux, d’abord je voudrais leur dire que je les soutiens, je crois qu’ils l’ont compris. Ce n’est pas facile, tous les matins, tous les midis et tous les soirs, je me retrousse les manches pour pouvoir travailler dans leur sens pour soutenir les policiers et gendarmes et je serai mercredi lors de cette manifestation car c’est une manifestation pour la République, pour les policiers. Je vais leur dire à la fois mon soutien, ma présence et leur dire que nous sommes tous dans le même bateau pour lutter contre l’insécurité », a ajouté le ministre de l’Intérieur. 

Les syndicats policiers ont décidé d’organiser ce rassemblement après le meurtre, le mercredi 5 mai dernier d’Eric Masson, brigadier de 36 ans, tué sur un point de deal à Avignon. Un drame qui a ébranlé la police, déjà marquée par l’assassinat le 23 avril de Stéphanie Monfermé, agente administrative au commissariat de Rambouillet (Yvelines), par un Tunisien qui se serait radicalisé.

Selon les responsables syndicaux, beaucoup de policiers « en colère » et « écœurés », voient dans la mort du brigadier lors de cette banale intervention un symbole des violences répétées à leur encontre qui nécessitent une « réponse pénale » plus ferme.

D’autres personnalités politiques ont d’ores et déjà annoncé leur venue à ce rassemblement en soutien aux policiers.  C’est le cas notamment du numéro deux du Rassemblement national, Jordan Bardella. « Oui j’y serai, comme beaucoup d’élus du Rassemblement national et au-delà des partis politiques, comme de nombreux élus qui voient aujourd’hui que les policiers sont usés », a affirmé sur France Inter le vice-président du parti d’extrême droite. 

Les policiers « vivent avec le traumatisme d’Avignon, où l’un des leurs a été abattu par probablement quelqu’un qui est un récidiviste », a-t-il déclaré. « Si nous arrivons aux responsabilités, nous rétablirons l’autorité de l’État et nous protégerons matériellement, juridiquement, administrativement et par le droit nos forces de l’ordre », a fait valoir le candidat du RN pour les élections régionales de juin en Ile-de-France.

Celui qui attente à la vie d’un policier ne doit « jamais sortir de prison », avait suggéré la présidente du RN Marine Le Pen début mai rapporte le journal LCI.