Le témoignage bouleversant de Jean-paul, policier grièvement blessé lors d’une « banale intervention ». Regardez

Lors de la manifestation d’hier qui a réuni plus de 35.000 personnes devant l’Assemblée nationale, plusieurs témoignages ont été diffusés dont celui d’un policier qui a été récemment grièvement blessé. Ce policier prénommé Jean-Paul est aujourd’hui à l’hôpital avec le visage très abimé par ce qu’il a subi et il a tenu à raconter ce qui lui est arrivé : 

« A la suite d’une intervention banale j’ai pris un projectile sur la tête. Je fais cette vidéo aujourd’hui car il y en a vraiment marre, la peur doit vraiment changer de camp. Car si rien n’est fait, demain ce sera un autre citoyen à ma place ou si ce sera un autre citoyen. Alors, il faut que nos gouvernement interviennent car ce sont les seuls qui peuvent changer les seuls. »

Jean-Paul était sur l’intervention qui a mal tournée à Rive-de-Gier dans la Loire. Un équipage de police était intervenu aux alentours de minuit pour des tapages nocturnes et des tirs de feux d’artifice, boulevard des Provinces. Arrivées sur place, les forces de l’ordre allaient être prises à partie par un groupe d’individus.

« Les individus ont dans un premier temps refusé de partir, invoquant l’Aïd (la fête musulmane qui marque la fin du ramadan, NDLR), puis lancé des projectiles en direction des policiers », a déclaré le procureur-adjoint de la République de Saint-Étienne, André Merle. Le brigadier-chef de 51 ans s’est écroulé au sol et a perdu connaissance. Son pronostic vital était engagé.

« Il a subi dans la nuit une intervention au service neurologique du CHU de Saint-Étienne », a précisé un représentant du syndicat Unité SGP Police-FO.

Alors que l’opération semblait s’être déroulée normalement, l’état de santé de l’agent s’est dégradé dans la journée. « Il a été transféré au CHU de Saint-Etienne, où des examens complémentaires montrent qu’il a une plaie au niveau de la tempe qui nécessite une intervention en urgence, à cause d’un hématome qui s’est formé« , expliquait Cédric Esson, le directeur départemental de la sécurité publique de la Loire.

Depuis, le policier blessé a repris conscience mais il est toujours sous surveillance médicale ajoute cette même source.