Marne : Il croise un couple d’étudiants sur un parking, tue le petit ami, séquestre et viole la jeune femme avant de la libérer

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On en sait plus sur ce qu’il s’est passé à Courville, dans la Marne, dans la nuit de jeudi à vendredi après le meurtre d’un étudiant de 20 ans et de l’enlèvement et du viol de sa petite amie âgée de 19 ans.

Il est environ 20 heures ce jeudi quand le couple se pose sur un parking et se demandent ce qu’ils pourraient bien faire de leur soirée. Un individu en berline noire arrive à leur niveau et leur demande s’ils savent où l’on peut « acheter du shit ». C’est alors que tout va basculer dans l’horreur pour les deux étudiants.

L’individu descend de son véhicule, armé d’un fusil. Le conducteur tente de démarrer, sans succès. L’homme armé oblige alors le jeune homme à quitter l’habitacle et intime l’ordre à la jeune femme de monter dans le coffre de sa voiture. Comme le relate France3, son ami tente de s’interposer. Le quadragénaire lui tire dessus et menace la jeune femme avec son arme. Elle monte dans le coffre. Son ami décédera dans la soirée, après l’arrivée des secours.

Dans le coffre, la jeune femme a conservé son téléphone portable sur elle, ce qui lui permet de prévenir les pompiers et sa mère. Mais après une dizaine de minutes, la voiture s’arrête, son ravisseur a compris. Il s’arrête à Tramery et jette son téléphone au loin. Il l’installe alors, genoux ligotés par sa ceinture, mains liées avec un t-shirt, à l’arrière du véhicule. Il lui explique qu’il sort de prison et cherche « une fille à qui faire l’amour ». Elle comprend alors qu’elle doit le faire parler pour éviter qu’il ne passe à l’acte. Cela fonctionne dans un premier temps. Il se confie à elle tout au long de la nuit, évoque sa famille, ses vacances, ses incarcérations, sa vie amoureuse, avant d’ajouter « qu’il se sentait obligé de la violer, car il n’avait pas tiré sur son copain pour rien ».

L’homme boit de la vodka orange, fume des joints et prend « sans doute » des produits de substitution. Il lui promet qu’il la libèrera après 5 heures, une fois qu’il aura pu voler de l’essence. Le temps passe, et aux alentours de 6 heures, alors que la victime espère être libérée, il commence à l’agresser sexuellement et à la violer. « Elle cherchait à se soustraire à ces agressions sans succès, et le rappel de sa jeunesse, son souhait de ne pas tomber enceinte ou de ne pas avoir de maladie sexuellement transmissible n’émouvaient en rien son agresseur, qui lui répondait qu’elle « le faisait chier » », raconte le procureur.

Le prédateur libèrera sa proie à un rond-point et lui laissera une couverture et son téléphone pour qu’elle puisse prévenir sa famille. C’est d’ailleurs grâce à ça que les forces de l’ordre réussiront à l’identifier et l’interpeller. L’homme est âgé de 41 ans, Il a été condamné à 27 reprises entre 1998 et 2018, essentiellement pour des faits de vols, ou vols aggravés, infractions routières, et plus ponctuellement pour des faits de violences, ou d’enlèvement. Il venait d’être libéré de prison en mars 2020. Placé en garde à vue, pour meurtre, enlèvement, séquestration avec libération volontaire avant le 7e jour, agressions sexuelles et viols, l’individu a expliqué qu’il était « en chasse d’une fille », qu’il était passé à côté du couple en voiture et avoir agi « par pulsion ». Il s’est ensuite qualifié de « dingue, de gentil et de méchant ».

Le jeune homme décédé était âgé de 20 ans. L’étudiant était un musicien spécialisé dans le rap. Quant à sa petite amie, le procureur et les gendarmes la qualifient de jeune fille « brillante » en double cursus à l’université de Reims. « Elle faisait l’objet d’un sang-froid impressionnant tout au long de la nuit, et fournissait de très nombreux détails au cours de son audition, a indiqué le magistrat, tous par la suite corroborés, qui ont aidé à la manifestation de la vérité. » Leur seul tort a été de croiser la route de leur bourreau.