Sequedin : Les surveillants à nouveau pris pour cible par des tirs de mortiers d’artifices

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C’est maintenant la quatrième fois que les surveillants de la prison de Sequedin dans le nord sont pris pour cible par des tirs de mortiers d’artifice.

Les faits sont survenus ce vendredi quand des agents de l’équipe locale de sécurité pénitentiaire (ELSP) de la prison de Sequedin ont été pris pour cible par des tirs de mortiers d’artifice.

Pendant que les tirs pleuvent, d’autres individus s’occupent de jeter des colis par-dessus l’enceinte de la prison et ainsi alimenter les détenus d’objets illicites.

Il y avait au total, cinq tireurs de mortiers. « ils disposaient de mortiers en grande quantité, leur assurant une puissance de feu importante. Mais les agents ont tout de même réussi, grâce à des renforts de la détention, à mettre en fuite ces voyous dont trois ont été interpellés par les forces de l’ordre » raconte le syndicat au Journal La voix du Nord.

 » Nous dénonçons ces attaques à répétition et surtout l’absence de réaction de l’administration malgré nos propositions faites à la cheffe d’établissement par intérim.  » Les responsables de l’UFAP demandent que les agents de l’ELSP soient équipés d’armes de défense intermédiaire : des lanceurs de balles de défense et des boucliers.  » Ils ont des armes à feu mais ne vont quand même pas tirer sur des lanceurs de mortiers d’artifice « , expliquent-ils. Ils demandent aussi la pose d’un film sur les vitres de leur véhicule, un Duster, pour les sécuriser en cas de tirs et éviter qu’elles se brisent.

Le syndicat réclame également la construction d’un deuxième mur. « Un deuxième grillage ne sera pas suffisant, explique un responsable. Aujourd’hui, ils découpent les grilles avec des disqueuses à batterie. Il y a des prisons avec deux murs, comme Vendin-le-Vieil, et ça fonctionne. Il faut aussi revoir l’effectif des ELSP. Ils sont onze en tout ! Outre la sécurité aux abords de la prison, ils assurent les extractions médicales, sont appelés en renfort lors de fouilles de cellules ou encore en cas de mouvement de détenus spécifiques. Ils ne sont pas assez nombreux ! «