Assassinat de Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées : 10 ans de prison contre le principal accusé

Mise à jour : Le principal accusé, Nourredine Allam, 31 ans a été condamné à une peine de dix ans de prison assortis d’une période de sûreté des deux tiers. Trois autres accusés comparaissaient aux côtés de Nourredine Allam : Yanis Aidouni et Mohamed Bouguerra ont écopé de six ans et cinq ans d’emprisonnement. Le quatrième accusé, le seul qui comparaissait libre, a été acquitté.


Ce mercredi, 18 ans de prison assortie d’une période de sûreté aux deux-tiers ont été requis envers Nourredine Allam, le principal accusé dans le procès de l’assassinat du policier Xavier Jugelé, sur les Champs-Elysées le 20 avril 2017.

Comme l’explique le journal FranceBleu, le ministère public a requis mercredi à Paris une peine de 18 ans de prison, assortie d’une période de sûreté des deux-tiers envers Nourredine Allam, 31 ans, principal accusé dans le procès de l’assassinat du policier Xavier Jugelé, sur les Champs-Elysées le 20 avril 2017. 

L’accusé a permis à l’assaillant Karim Cheurfi de « concrétiser son projet terroriste » en lui vendant « la kalachnikov chargée de 25 balles minimum » avec laquelle il a tué Xavier Jugelé et blessé trois autres personnes, dont deux policiers. Karim Cheurfi a été tué par les tirs de riposte des forces de l’ordre. 

Parmi les autres accusés, une peine de huit ans d’emprisonnement a été requise contre Yanis Aidouni et Mohammed Bouguerra pour avoir vendu l’arme à Nourredine Allam, le seul qui était poursuivi sous la qualification terroriste. Une peine de 24 mois d’emprisonnement dont 12 avec sursis à l’encontre du dernier accusé, seulement poursuivi pour la détention du fusil d’assaut. 

Le ministère public a estimé que sans Nourredine Allam, Karim Cheurfi « ne serait pas passé à l’action de la sorte« . Il s’est « mis en recherche active » d’un fusil d’assaut pour lui vendre « une arme de guerre pour faire un massacre et rien d’autre« , a soutenu l’avocate générale.

Selon elle, si Nourredine Allam n’adhérait pas idéologiquement au projet de Karim Cheurfi, largement « connu« , de tuer des policiers, il devait « a minima se poser la question de pourquoi Karim Cheurfi recherchait cette arme : pour commettre un attentat« .