Lannion : Un chat rejoint les effectifs du commissariat pour une mission bien particulière

Flocon le chat du commissariat de Lannion

Flocon est officiellement adopté par le commissariat de Lannion. Il participe aux gardes à vue et aux dépôts de plaintes en toute discrétion, ou presque.

« Au début ce n’était pas régulier : il venait, il repartait« , raconte Magali, brigadier chef et officier de police judiciaire au commissariat de Lannion. « Et puis, il était là de plus en plus souvent, donc nous avons décidé de l’emmener chez le vétérinaire pour voir s’il était pucé et s’il appartenait à quelqu’un« , poursuit la fonctionnaire. Les policiers apprennent ainsi que Flocon appartient à une voisine du commissariat, qui elle-même s’inquiétait de le voir de moins en moins souvent. 

Après avoir discuté avec la propriétaire de l’animal, les policiers ont officiellement adopté Flocon. « Pour la dame, son chat avait décidé que son nouveau territoire était au commissariat et qu’il y retournerait si elle le reprenait avec elle« , indique Magali dans le journal France Bleu.

Ce chat tout blanc, qui a a priori sept ans, a vite pris ses marques dans sa nouvelle maison. « Il a ses habitudes, il vit sa vie, il a sa nourriture. Chaque collègue lui amène des choses différentes et il a ses préférences« , sourit le brigadier chef, qui précise qu’un planning a été mis en place pour ne pas trop le nourrir. Un félin qui a aussi du caractère : « Il circule où il veut et quand il veut. Il vient même pendant les auditions et ne se gêne pas pour miauler, d’autant plus qu’il a un miaulement très rauque. » Flocon sait aussi se faire comprendre. « Quand il a faim, il met un coup de tête dans le paquet de croquettes, l’air de dire « maintenant, faut venir! » et c’est pareil quand il en a marre des caresses« , détaille l’officier de police judiciaire. 

Flocon a aussi un effet thérapeutique dans le commissariat. « Sa présence permet parfois de mettre en confiance des victimes qui ne sont pas forcément très à l’aise d’être ici et, d’un autre côté, les mis en cause. Cela peut donner un sujet de conversation qui engage quelque chose de serein.«